Du nouveau sur l’affaire Ubisoft / Vivendi : après la possession d’une partie du capital, le groupe de Vincent Bolloré souhaite être représenté dans le conseil d’administration d’Ubisoft.

Pour faire une mise à jour de la situation, Vivendi détient 18% des actions de l’éditeur français et 16% des actions avec droit de vote. Étant l’actionnaire principal d’Ubisoft, le groupe de Vincent Bolloré a la possibilité de faire partie du conseil d’administration d’Ubisoft. C’est sans compté sur le fait qu’ils nient l’intention de prendre le contrôle du studio, voir même d’en faire une offre publique d’achat.

Ubisoft à très vite réagit en envoyant ce communiqué auprès du site US GameInformer. Ci-dessous est la traduction via Gameblog :

Nous ne sommes absolument pas surpris par cette dernière déclaration de Vivendi, ni par les intentions qu’elle cache. Il s’agit d’une confirmation de leur stratégie habituelle pour prendre le contrôle de manière insidieuse.

Ils déclarent n’avoir aucune intention de prendre le contrôle d’Ubisoft tout en augmentant régulièrement leurs parts (dans la société) et en préparant une offensive pour le prochaine réunion annuelle des actionnaires. Cette stratégie qui consiste à annoncer successivement des intentions contradictoires est contraire aux bonnes pratiques d’entreprise et n’est pas dans les meilleurs intérêts des autres actionnaires d’Ubisoft.

De plus, et malgré nos requêtes écrites répétées depuis leur arrivée dans notre capital, Vivendi n’a jamais présenté le moindre détail ou plan convaincant expliquant comment cette coopération supposée aurait lieu. La direction d’Ubisoft reste dédiée à la préservation de l’indépendance de la société, cette dernière étant la condition de création de valeur ajoutée sur le long terme, valeur ajoutée qui bénéficiera à tous nos actionnaires.

Ubisoft (à GameInformer)

Malgré que les frères Guillemot ne sont pas dupes sur les réels intentions de Vivendi, il y a de fortes chances que ce rachat risque de venir durant les prochains mois. D’ici là, il reste à attendre la fin de leur assemblée général en septembre 2016.

Source(s) : Les Echos, GameInformer

Avis personnel

Ceci ne présage rien de bon pour Ubisoft. Malgré qu’ils sont connus pour leurs mauvaises éthiques (jeux AAA sortis précipitamment, micro-transactions dans les jeux offline, Accès à uPlay obligatoire,…) ils restent l’un des meilleurs studios francophones dans le secteur. Juste pour rappel, ils sont derrières des titres comme Assassin’s Creed, Rayman, Far Cry ou Just Dance, par exemple.

Et le fait que Vivendi se rapproche de plus en plus d’une possession totale du studio pourrait rendre la situation plus délicate. Surtout du fait qu’ils ont un siège garanti au conseil d’administration et peuvent prendre part des décisions futures d’Ubisoft. Encore une fois, cette histoire est loin d’être terminé.

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