Le sexisme dans le jeu vidéo est devenu un sujet important à l’assemblée nationale : l’idée est de ne plus soutenir financièrement les jeux jugés sexistes envers le public féminin.
Depuis le 8 janvier 2016, existe l’amendement N°CL403 du projet de la loi République Numérique d’Axelle Lemaire. Le but est de restreindre l’accessibilité aux avantages fiscaux procurés par le CIJV (Crédit d’Impot du Jeu Vidéo) pour les jeux au contenu à caractère pornographique ou ultra-violents.
Ceci va bientôt s’appliquer aux jeux comportant des représentations dégradantes à l’encontre des femmes. Représentant la moitié des gamers en France, ce combat se dit « être un objectif fort des politiques publiques« , selon les députés du Parti Social.
Pour rappel, le CIJV permet aux éditeurs de faire prendre en charge une partie de leur dépenses par l’Etat, jusqu’a 20% des dépenses éligibles. Bien-sur, la condition doit être que le développement du jeu doit être supérieure ou égale à 100 000€ et ne doit pas contenir les restrictions cités dans l’amendement cité précédemment.
C’est d’ailleurs le cas pour le jeu Dead or Alive Xtreme 3 : le 3e épisode du spin-off du jeu de combat en question. Alors que certains ne sont pas choqués par les personnages en maillot de bains, d’autres le considère comme offensif, d’où la raison qu’il reste une exclusivité au Japon et en Asie.
Source : Gameblog, Nextimpact
Avant tout de chose, juste parce que je suis un fan de jeux comme Bayonetta, Dead or Alive, Mortal Kombat, Street Fighter, voir Grand Theft Auto ne signifie pas que je suis sexiste et que la femme doit constamment être considéré comme un objet sexuelle. On vit tout de même dans un monde où l’on est constamment effrayé du contenu que l’on trouve dans les médias, le jeu vidéo inclus.
C’est avant tout le but des consommateurs de jouer les filtres de ce qui est jugés bon ou non pour des personnes n’ayant pas l’âge adéquate à aborder des sujets qui peuvent heurter leur sensibilité. D’où la raison pourquoi le PEGI existe pour classifier le contenu des jeux disponibles au marché.
Maintenant, je ne suis pas trop convaincu par cette nouvelle amendement concernant l’interdiction de soutenir les jeux qui peuvent nuire à l’image de la femme. Simplement parce que certains jeux peuvent être mis dans le collimateur, sans le vouloir. C’est souvent aussi une différence de cultures envers les pays : la culture japonaise est différente de celui aux USA, de celui en France, etc…
Il est déjà bien de voir que certains jeux essaient de donner une image ‘acceptable’ à la gente féminine en leur donnant des formes plus que correcte, de le rendre plus réalistes. Toutefois, cela peut avoir un effet perverse où la logique n’aura aucun sens, quittes à aller dans le stéréotype.
Bref, l’amendement peut marquer un début de censure pour les jeux importés d’autres pays et peut avoir un danger néfaste au business du jeu vidéo.