Après son intervention sur France Inter le 25 avril 2016, Valérie Pécresse se précise sur son affirmation concernant l’addiction aux jeux vidéo dans sa campagne contre les décrochages scolaires.
Ceci est une suite concernant le fait que le jeu vidéo est une forme d’addiction comme les drogues et l’alcool. Cette question a été un débat qui ne date pas d’aujourd’hui dans le cas où le jeu vidéo peut être considéré comme une forme d’addiction, notamment pour le jeune public.
J’ai listé une série de problèmes qui conduisaient au décrochage scolaire. Et dans le tas il y a effectivement les pratiques liées aux écrans et aux jeux vidéo.
Valérie PécresseAprès cette annonce, les journalistes de JeuxVideo.com ont pris contact avec la présidente de la région Île-de-France pour donner plus de détails sur ces affirmations.
Pour commencer, Mme Pécresse est une partisane du secteur du jeu vidéo, durant le 1er septennat de Jacques Chirac (1995-2002), en tant que conseillère Internet. Elle affirme supporter le business du jeu vidéo français et du potentiel qu’il peut apporter au niveau international.
Je fais le pari du jeu vidéo notamment comme créateur d’emplois et comme créateur de dynamique économique, et comme intrinsèquement une des forces françaises, parce qu’on est très artiste, parce que l’on a tout ce qu’il faut pour ça.
D’où l’idée de lancer la plateforme MonBilanDeCompétence.com, afin d’évaluer les demandeurs d’emploi sur leurs compétences et les faire plonger en situation réelle, ce qui implique notamment la réalité augmentée.
En tant que mère, elle est consciente de vouloir éviter une consommation abusive des jeux vidéo : ses jeunes enfants y jouent de manière raisonnable et n’hésite pas à leur offrir des jeux éducatifs pour développer leur compétences cérébrales.
Toutefois, elle ne nie pas que l’addiction aux écrans, et aux jeux vidéos, reste une problématique en France. Selon une enquête du 17 décembre 2014 : 1 français adolescent sur 8 avait une utilisation « problématique » des jeux vidéo. Un de ses enfants adolescent est un « gamer fou » qui l’a handicapé au moment de sa scolarité.
Maintenant, le cas peut atteindre un tout autre niveau quand l’argent est mise en avant.
Ce n’est pas lié au support vidéo, c’est le fait du jeu. Dans les casinos vous avez le même système. Il y a des tas de pratiques qui sont faites pour inciter les joueurs à dépenser plus, de manière artificielle.
Le cas est notamment présent avec les jeux disposant de micro-transactions, que l’on trouve sur les jeux de smartphones & les jeux AAA. Maintenant, les différences avec le poker sont qu’une somme peut être remporté et que les jeux de casinos en général, sont interdis aux mineurs.
Ce qui n’est pas le cas pour des jeux vidéos qui sont accessible à tous. Avec un smartphone ou PC non protégés et une carte bleue laissée à l’abandon, un enfant ne connaissant pas ce système peut bien laissé une facture bien salée. C’est l’une des pratiques qui est l’un des plus détestés parmi les joueurs.
Mais au final, le problème ne vient pas du jeu vidéo tel quel : c’est un échappatoire du monde réel. L’adolescence reste une transition vers l’age adulte et les sentiments peuvent se mêler. Il ou elle, peut faire des erreurs dont il ne juge pas les conséquences et au lieu de les faire face, il s’échappe dans le monde virtuel pour se défouler.
Et les raisons peuvent être variables : altercations, échecs scolaires, ruptures sentimentales, impuissance, etc… Il est difficile de savoir pourquoi la personne se renferme sur lui-même et là, une aide est nécessaire pour le faire sortir du vice (et là, je ne suis pas médecin).
Bien qu’il y ait existé des morts causés par le jeu vidéo au fil des années (caillot de sang, déshydratation, meutre…), le responsable ne reste pas le jeu vidéo, mais le joueur lui-même.
Source(s) : JeuxVideo.com, Gameblog