Petit article hors-sujet sur la neutralité d’Internet aux USA. Avec le possible retrait de cette neutralité, ce scénario peut-il se répéter ailleurs ?

L’année 2017 est certainement marquer par le changement de mœurs du grand public. Mais la deuxième chose, qui est plus récent, est la possible fin de la Neutralité du Net aux Etats-Unis. Pour ceux pas encore familier avec ce terme, la Neutralité du Net fait que tout le monde ont accès à Internet, avec la même vitesse choisie auprès du fournisseur d’accès. En clair, les données que vous téléchargez partent à la même vitesse que vous avez achetés (ADSL, Fibre Optique, 3G, etc…). Mais imaginez que cette vitesse, se voit débrider en un instant, et que votre fournisseur vous demande un supplément mensuelle pour accéder à votre site favori ? Sans compter que vous payer déjà votre accès à Internet.

C’est un peu ce qui se passe aux Etats-Unis, avec l’abrogation de la Neutralité du Net, le 14 décembre 2017, par le FCC (Commission fédérale des Communications). Une “victoire” pour les gros opérateurs, qui ne plaisent pas aux partisans de la Neutralité du Net.

Le combat d’un Web libre d’accès à tous

C’est un combat constant qui se déroule depuis l’explosion de la bulle Internet. Pour rappel, plus de la moitié de la population dans le monde ont accès à Internet, selon Internet World Stats. Parmi les sites les plus consultés, on peut retrouver :

  • Facebook
  • Google
  • Youtube
  • Twitter
  • eBay
  • Instagram

Maintenant, les USA ne sont pas les seuls à voir la neutralité de l’accès à Internet disparaître. C’est d’ailleurs le cas en Belgique, où cette loi est inexistante. En France, le “Zero-Rating” (ou bridage intentionné) est inexistant. Vous pouvez visiter n’importe quel sites (y compris les services en ligne), à une vitesse modérée. Mais sans cette “neutralité”, les fournisseurs comme Orange, SFR ou Free, peuvent implémenter des factures supplémentaires, dans un but “concurrentiel”. Ce qui n’aide pas les nombreux utilisateurs qui, pour la plupart, n’ont pas les moyens pour s’acheter une connexion correcte. Et on ne parle pas des start-ups innovants, qui voient leur développement ralentie.

La loi d’arrêt à l’Internet ouvert aux USA n’est pas encore appliquée, pour le moment. Mais il est fort probable que, durant les prochaines années, notre navigation nous voient liées par un boulet, en forme de billet d’argents.

Source(s) : France24, Numerama, Le Monde