Un jeu oublié dans les annales de Capcom, jamais porté sur consoles. Ceci est l’histoire oubliée de Warzard, alias Red Earth en occident.

L’année est 1996. Dans le monde du jeu vidéo, on note l’arrivée de la Nintendo 64 dans le marché, la sortie des Tamagotchis, le lancement de Gamefaqs, la fondation de Valve, mais aussi la domination de la 3D, comme la nouvelle norme du jeu vidéo.

Côté Arcade, Capcom sort leur nouveau système Arcade, issu de leur gamme Capcom Play System : la CPS-3. Sauf que, la CPS-3 était un échec en terme de technicité. Malgré une puissance d’animation 2D exceptionnel, les cartouches étaient fragiles à mort. Sans compter le déclin des bornes arcades, compte tenu de l’évolution des consoles qui peuvent émuler l’expérience Arcade à la maison.

Il y avait eu quand même du bon sur la CPS-3 : deux épisodes de Jojo’s Bizarre Adventure, la série Street Fighter 3 (avec l’excellentissime Third Strike) et le premier jeu pour le système, en novembre 1996 : Warzard, alias Red Earth en Occident.

Terre Rouge en vue !

Pour info, j’utilise les noms issus de la version japonaise :

« En l’an 199X, dans une terre alternée. Un monde sans Renaissance, ou Révolution industrielle, où domine la monarchie, les épées et la sorcelerie.
Des pays se retiennent entre eux, mais étaient calme. Jusqu’à qu’une mystérieuse nation apparait. La cruauté sans égal et les monstres mystiques de ce pays, mène le monde dans sa damnation.

Pour faire claire, le mystérieux prophète Valdoll, envoie ses sbires pour conquérir le monde (évidement). L’humanité repose sur 4 héros ayant leur propre motivations à arrêter Valdoll :

  • Leo, le guerrier à la tête de lion
  • Mukuro, le ninja (alias Kenji)
  • Tabasa, la sorcière (alias Tessa)
  • Tao, la jeune experte en arts-martiaux (alias Mai-Ling)

Chacun des héros auront à affronter 8 boss, incluant l’antagoniste Valdoll. Toutefois, l’ordre diffère selon le personnage sélectionné.

Allez hop, en route pour l’aventure !

Un hybride entre VS Fighting, Boss Rush et RPG

Je ne vais pas vous mentir à propos de la présentation de Warzard : l’animation et les graphismes sont superbes, pour 1996. Il est vrai que le Pixel-art prend plus de temps qu’un rendu en 3D. Mais le fait que les animations en 60fps sont tellement fluides, ils marquent le test du temps.

Ce n’est pas la même chose pour la musique qui peut être excellent, voir basique dans la plupart des cas. Mais chacune des musiques vont avec la situation, voir le personnage.

Ce qui nous amène avec le gameplay de Warzard. Comme je l’ai cité dans le sous-titre, le jeu est un mix entre un jeu de combat et un boss rush, avec une dose de RPG. Si vous êtes familier avec les Street Fighter, la base est là : 6 boutons (3 * poings et 3 * pieds), avec des prises, un dash avant et arrière, ainsi que des coups spéciaux. Vous avez aussi droit à un super-combo (2* Quart avant et P), mais aussi un accès à l’attaque Mystic Force. Les orbes d’éléments que vous récupérés durant le combat. Chaque orbe correspond à un élément (Feu, Glace, Vent,…), et selon le boss, vous pouvez lui infliger des dégâts supplémentaires par rapport à sa faiblesse.

Vous avez aussi droit à une parade, appelé Ultimate Guard (P+K de la même forme). Cette technique permet de parer n’importe quel attaque, sans à subir de dégâts de garde. Toutefois, un timing précis est nécessaire, car il peut vous laissez vulnérable.

J’ai l’air de manger du lion ou quoi ?

Au fil du jeu, vous gagner des niveaux, permettant de débloquer de nouveaux coups, voir booster vos statistiques (Force, Défense ou Résistance aux éléments). Mieux vous jouez face au boss, et plus vous récupérez des points d’expériences pour gagner rapidement en niveau. Et il y a aussi deux niveau bonus pour obtenir des points gratuits.

Cerise sur le gâteau, vous pouvez sauvegarder votre personnage, quand vous perdez un match ou terminez le jeu. Le code est à 10 chiffres, allant de 1 à 6. Ce qui est génial pour ceux qui veulent sauvegarder leur progression.

Rien n’est parfait sur Warzard…

L’une des gros déceptions de Warzard est que c’est le seul jeu, issus de la gamme CPS3, à ne pas avoir de portage sur consoles. Pas même dans une collection par Capcom. C’est surtout que le jeu est plus pour un joueur, au lieu de deux. Car oui, il y a un mode VS où vous pouvez affronter les autres joueurs…avec seulement 4 personnages disponibles. Surtout que chaque matchs remportés vous offre des points VS. Et ces points sont nécessaires pour débloquer des coups exclusifs à vos personnages. Ce qui inutile pour ma part.

Et non, les boss ne sont pas disponible en VS, ce qui est décevant. Il faudra attendre Capcom Fighting Jam pour pouvoir jouer à deux boss du jeu, comme personnage jouable : Hauzer le dinosaure et Nool le mollusque (alias Hydron). Mais là encore, Capcom Fighting Jam est une déception en elle-même.

Spinning Bird Kick!! Oups, mauvais jeu…

Et c’est malheureusement ce qui condamne Warzard d’un possible portage. Le fait que ça soit un jeu de combat, et non un Beat’em up (similaire à Metamoquester) a ruiné ce qui est déjà, une gemme oubliée par Capcom. Malgré que, certains personnages ont fait une apparition dans un autre jeu : Leo et Mukuro apparaissent dans Capcom Fighting Jam, et apparaissent comme costumes bonus dans Street Fighter V: Arcade Edition. Tabasa, quant à elle, apparaît dans Pocket Fighters et SVC Chaos: SNK vs Capcom, comme personnage jouable.

Si Warzard compte revenir, je l’imagine comme Beat’em up 3D, similaire à Devil May Cry, voir même Onimusha. En attendant, le jeu est disponible sur émulateur, donc n’hésitez pas à le tester, car il vaut le coup de le tester.

Merci à Arcade Quarter Master pour les infos sur Warzard.

Artwork du jeu Warzard