C’est la grande rentrée, et il est temps de revenir sur la série de baston écolière par Capcom : Rival Schools. Retour sur cette série sous-appréciée.

Revenons dans l’année 1997, dans le jeu vidéo, ou la 3D devient la norme pour les développeurs. Le site JeuxVidéo.com est mis en ligne pour la première fois sur la toile, Sega met fin à la production de la Megadrive et la Game Gear et la Nintendo 64 entre en scène en Europe.
Parmi les meilleurs jeux vidéo sortie durant cette année, on a par exemple :

  • Castlevania: Symphony the Night
  • Super Mario 64
  • Crash Bandicoot 2
  • Goldeneye 007
  • Final Fantasy 7

Côté Arcade, Capcom sort une petite merveille sur la Capcom ZN-2. Le jeu en question est Rival Schools: United by Fate. Aussi appelé au Japon Shiritsu Justice Gakuen: Legion of Heroes (un titre assez « Bad Ass »). Sortie en Novembre 1997 sur Arcade, il sera porté en 1998 sur la Playstation (celui dont je suis le plus familier).
Parmi les jeux de combats sous-appréciés par Capcom, celui-ci est assez unique. Pas seulement du fait qu’on y retrouve un casting composés d’étudiants et de professeurs. Mais ça reste un bon jeu, et vous allez savoir pourquoi.

Artwork épique de Rival Schools par Shinya "Edayan" Edaki.
Artwork épique de Rival Schools par Shinya « Edayan » Edaki.

Pour l’honneur de mon école !

Le synopsis du premier Rival Schools est que plusieurs kidnappings d’étudiants et employés de lycées ont eu lieu dans la ville d’Aoharu City. Les personnages, issus de 5 lycées, ont leur motivations pour savoir ce qui se cache derrière ces enlèvements. Le roster est composé de 14 personnages, représentant les lycées de Taiyo, Gorin, Gedo, Pacific et Justice.
Si on compte les deux boss Raizo et Hyo, la version alternative d’Akira et Sakura de la série Street Fighter, il y a 18 personnages total dans la version Arcade.

Hoooooomerun !!!
Hoooooomerun !!!

Pour le gameplay, c’est un 2 contre 2 en 2.5D, utilisant seulement 4 boutons d’attaques (similaire aux jeux de bastons de la Neo-Geo). Après la fin d’un round, les joueurs peuvent changer de personnages. Toutefois, les combats restent strictement en 1 contre 1 (on y reviendra plus tard sur le système de partenaire).

Chaque personnage dispose de coups spéciaux, dans le même style que Street Fighter. Mais il garde un système de combos similaire à la série Marvel vs Capcom (Launcher, Course, Super Saut). Toutefois, le jeu propose divers mécaniques de défense :

  • Tardy Counter : vous pouvez contre-attaquer lorsque vous êtes en défense. Similaire au Alpha Counter, sauf qu’il ne coute aucune barre de spécial.
  • Ditching : un déplacement latéral qui permet d’esquiver la plupart des projectiles ou (avec un bon timing), vous permet de vous mettre derrière l’adversaire.
  • Attack Cancel : la possibilité de parer les attaques (projectiles inclus) avec une attaque normal. Alors qu’il permet de gagner une barre de spéciale, ça ne fonctionne pas pour les attaques au coups multiple. Aussi, le timing est strict à réaliser.

Ce qui m’amène avec le système de partenaire ou Team-up Attack. Chaque personnage dispose d’un Team-Up Attack. Coutant 2 barre de spéciales, ces attaques peuvent infliger des dégâts importants. Seuls les personnages Hinata, Natsu, Tiffany et Kyoko peuvent offrir un boost à votre personnage, que ce soit regagner de la vie ou augmenter la barre de spéciale.

Alors, comme ça, on sèche les cours ?
Alors, comme ça, on sèche les cours ?

Pour ce qui est de la présentation, les graphismes sont acceptables pour cette période, tournant à un bon 60 fps. Malgré que le visage de certains personnages sont….questionnables. Ce n’est pas sans compter la musique qui est excellente ! Setsuo Yamamoto a encore assuré en tant que compositeur chez Capcom. Et si vous ne l’avez pas encore écouté, faites-le de suite !

Un portage réussi sur Playstation

Rival School: United by Fate sera porté sur la Playstation en 1998. Le jeu est divisé en deux disques : Arcade et Evolution (une première pour un jeu de baston sur la PSX). Alors que la version Arcade contient les modes de bases (Arcade, Versus, Survie, Entraînement,…), le CD Evolution contient quelques modes bonus. D’abord des mini-jeux basés, ainsi qu’un mode Leçon pour apprendre les bases du jeu. Aussi, deux personnages supplémentaires sont inclus dans le roster : Daigo et Hayato. Enfin, des version alternatives pour Hinata, Natsu, Tiffany et Kyoko peuvent être débloqués durant le jeu.

Mais la grande surprise pour ceux qui ont la version japonaise, est le mode « School Live » (ou « Nekketsu Seisyun Nikki »). Un mixte entre création de personnage et simulation de drague, vous pouvez améliorer votre personnage au fil de votre année scolaire. Cerise sur le gâteau, vous pouvez l’utiliser dans n’importe quel mode, sauf Arcade. Malheureusement, ce mode ne sera pas porté hors du Japon. Certainement une faute de temps pour traduire tous les textes). Seuls 24 personnages issus de ce mode seront inclus dans le jeu, ce qui n’est pas rien (?).

Extrait du mode de création de personnage, exclut de la version US/EU.
Extrait du mode de création de personnage, exclut de la version US/EU.

Mais les exclusivités au Japon, il y en a encore. Un update du jeu Rival School, nommé Shiritsu Justice Gakuen: Nekketsu Seisyun Nikki 2, sortira le 24 juin 1999 sur la Playstation. Le jeu rajoute deux nouveaux personnages (Ran et Nagare), deux nouveaux mini-jeux (Course à pied et Dance-off) ainsi qu’une version revue du mode School Life. De plus, il est compatible avec la Pocketstation, malgré qu’on ne sait pas plus sur ses additions.

Avouez ! Vous êtes ici pour l'histoire.
Avouez ! Vous êtes ici pour l’histoire.

Tu ne touches pas à mon goûter !

En 2000, Capcom sort la suite de Rival School, nommé Project Justice: Rival School 2 (ou Moero! Justice Gakuen au Japon). D’abord sur le système arcade Sega Naomi, il sera porté l’année suivante sur la Sega Dreamcast.

Avec des le rajout de nouveaux personnages (pour un total de 29), le gameplay à changé du 2 vs 2 au 3 vs 3. Pour les attaques par équipe, vous pouvez faire un team-up attack, ou un Party-up Technique qui permet d’invoquer les 3 personnages en même temps, pour une attaque dévastatrice, au prix de toute la barre de spéciale. De plus, il est possible d’effectuer un Team-up Cancel pour annuler un Team-up Attack, durant le laps de 5 secondes.

My squad, my squad, bitch I'm down for my squad
« My squad, my squad, bitch I’m down for my squad »

Toutefois, le point faible va vers le portage sur Dreamcast qui n’offre pas de contenus additionnels. Il n’y a pas de mini-jeux, mais le mode School Life est encore disponible, mais différent des épisodes précédents. Exit le style « simulation de drague », pour un style « Jeu de société ». Ce qui est assez décevant.

Tristement, Project Justice: Rival Schools 2 sera le dernier épisode de la série. Hormis l’apparition dans des spin-off (Capcom vs SNK, Tasunoko vs Capcom et Project X Zone), rien n’est sur pour une possible résurrection de la série.

Quand pour un Rival Schools 3 ?

Dans une interview avec Dual Shockers, Hideaki Itsuno, directeur de la série aimerai faire un Rival Schools 3, si Capcom lui donnait les moyens. Une opportunité de mettre fin à la série.

Pour conclure, ceux qui aiment la baston version « lycée japonais » seront intéressés par Rival Schools. Je vous laisse d’ailleurs, avec l’intro épique sur la Playstation. Bonne rentrée à tous !