Cet article est en réponse à une vidéo réalisée par le collectif Nemesis, sur la question : « Jeux vidéo et revendications féministes, sont-elles justifiées ? »

L’univers du jeu vidéo à bien changé à travers les années. Il était rare de voir des joueuses s’intéresser à ce média qui était exclusivement masculin. Bien que oui, il y avait eu des jeux pour tenter d’attirer la gente féminine, la situation a grandement changé au cours des années.

Si on prends l’étude par le SELL sur le bilan du marché du jeu vidéo en 2019, on compte 48% des joueuses en France, avec un âge moyen de 39 ans. C’est presque la moitié les joueurs réguliers en France.

Toutefois, le sujet va être assez différent, car ça va parler des féministes et des revendications sur ce média. Ci-dessus, je vous partage la vidéo à ce sujet par l’association Nemesis, que je vous invite à regarder. Il s’agit avant tout de donner mon avis sur les trois points majeurs de la place de la femme.

Avant tout chose, sachez que je respecte la femme par dessus tout. Et je souhaite les voir protégées que ce soit dans la vie privée et professionnelle (comme n’importe quel personne). Si vous avez des avis à partager, les commentaires sont ouverts et je laisserai les sources en fin d’article.

La femme comme personnage de jeu vidéo.

Même si mon premier jeu vidéo était Super Mario Bros., j’avais grandi avec des héroïnes qui restent comme des personnages favoris : Samus, Chun-Li, Princesse Peach, Jade, Sonya Blade, Lara Croft, Tifa Lockheart et j’en passe. Aujourd’hui, il y a une insurgence de vouloir être représenté dans un média. C’est le cas dans le reste des médias (principalement la télévision et le cinéma), et le jeu vidéo n’en fait pas exception.

Prenons mon exemple : mon personnage favori dans Street Fighter V est Rashid. Alors que oui, il est d’origine arabe, il y a plusieurs facteurs que j’apprécie hors de ses origines comme sa personnalité, son design, ainsi que son style de jeu.

Dans le cas des personnages des femmes, c’est souvent représenté comme de façon sexualisé, voir comme des stéréotypes très souvent exagérés. Il faut savoir que le jeu vidéo reste un art. Oui, il y a de l’interactivité, mais ça reste un art comme dans le dessin. Qui d’ailleurs, dans son histoire, représente très souvent les femmes dénudés et avec des formes.
Aussi, le jeu vidéo occidentale tient compte des changements de mœurs en rendant les personnages plus « réalistes ». Bien-sûr, ça ne change pas pour les personnages masculins qui sont, majoritairement, construit comme des sculptures de la Grèce Antique, ou représenter le mâle Alpha.

Et si c’était dérangeant de voir le portrait de la femme de manière sexuels, pourquoi la plupart des fans aiment s’habiller comme elles, surtout dans la communauté Cosplay ? C’est avant tout, parce qu’on arrive à différencier le réel du fictif. Après tout, ces personnages sont fictifs et ne représentent pas la réalité.

Selon l’American Psychological Assocation, dans une étude de 2020 appelé : « Examining the effects of exposure to a sexualized female video game protagonist on women’s body image.« , on remarque qu’il y a pas d’impact sur l’image de la femme, parmi les joueurs. Cependant, une autre étude faite en France sur « l’exposition du Jeu Vidéo et le sexisme« , il y a un changement de comportement chez les adolescents entre 11 et 19 ans. Bien-sur, ce facteur change selon plusieurs critères comme la classe socioéconomique et la religion qui peut augmenter ou baisser le niveau.

Encore une fois, la représentation d’un personnage qui ce soit son genre ou ses origines, ne reflètent en aucun cas la réalité. Chacun ont ses goûts et ne dois pas aveugler les vrais causes dans la vie actif.

La femme dans l’industrie du jeu vidéo

Si on reprends une étude de la place de la femme dans l’industrie du jeu vidéo en France, elles représentent 15% dans les studios, et presque 20% dans les écoles de jeu vidéo. Alors que le chiffre ne cesse d’augmenter, ça reste encore très bas.
Mais dire qu’il n’y avait pas de femme dans l’industrie du jeu vidéo est très ignorant. Juste pour citer les grandes femmes dans ce secteur à travers son histoire, on peut nommer par exemple :

  • Dona Bailey (co-créatrice de Centipede en 1981)
  • Keiko Erikawa (co-fondatrice de Koei)
  • Lori Cole (game designer et scénariste derrière la série Quest for Glory)
  • Amy Hennig (scénariste derrière les séries Legacy of Kain, Jak & Daxter et Uncharted)
  • Jennifer Hale (comédienne et interprète de divers voix féminine)
  • Yoko Kanno (musicienne et compositrice)
  • Carol Shaw (première femme à travailler à temps plein comme développeuse de jeu vidéo)
  • Yoko Shimomura (compositrice et musicienne)

Comme pour le mythe des inégalités salariale qui avait été débunké mainte fois, tout dépends du choix de la personne, sur quel métier il ou elle veut se tourner. Alors que la partie technique est plus appréciée par les hommes, c’est dans les métiers créatifs où les femmes sont les plus tournées. Là-encore, c’est à ces personnes de s’intéresser à ces métiers. Et montrer que la place est à n’importe quel personne qui s’implique à 100% sur ce métier. Quittes à créer un studio ou subsidiaire composé uniquement de femmes (comme Ruby Party chez Koei Tecmo).

En y repensant, cela faisait pensé à l’organisation « The Fine Young Capitalists » qui en 2014, voulait aider les femmes et personnes sous-représentées à s’impliquer dans le jeu vidéo. Ce qui donna par la suite, le jeu Afterlife Empire, qui est encore disponible sur Steam.

Après, je ne nie pas le traitement des employées (hommes et femmes) dans ce secteur. C’était arrivé récemment avec Ubisoft, suite à des accusations de tentatives de violences sexuels. Une entreprise qui maltraite ses employés se doit de revoir ses habitudes.

Les femmes dans les compétitions de jeu vidéo et jeux en ligne

La communauté du jeu vidéo peut être vicieux selon le jeu en question. Comme je l’avais mentionné précédemment, il y a plusieurs facteurs à ce qu’un joueur peut avoir un comportement toxique. Comme je l’avais mentionné précédemment, il y a plusieurs critères au comportement du joueur comme l’éducation, sa classe socio-économique, sa religion et j’en passe. Après, sur Internet, ça peut être la foire-fouille où tout les coups, mêmes les plus bas sont permis.

Chaque joueurs, quelque soit son sexe, ont des gouts différents. Si on reprends cet étude de 2017 sur les genres favoris par consoles et sexe aux USA, les genres favoris par les joueuses sont :

  • Puzzle (style Candy Crush ou Bejeweled)
  • Stratégie
  • Action/Aventure
  • Simulation (comme Les Sims ou Animal Crossing)

Ce n’est pas pour dire qu’on peut voir des femmes dans des genres qui ne sont pas dans la norme. En prenant mon exemple, durant mes sessions de jeux de baston et en compétition, il n’est pas rare que je croise des joueuses, casual voir même pro. Je peux vous citer Kayane (qui est une ambassadrice de ce milieu), mais aussi Irissia, Khloey28 ou Mikk0to (dont je les salues). Et au niveau Internationale, on a Ricki Ortiz, Kasumi Chan, Cuddle Core, Tanukana ou YUYU comme exemple.

Mais il est vrai qu’il y aura toujours du harcèlement en ligne, quelque soit le genre. Juste à voir sur les forums de JeuxVidéo.Com peut donner un exemple de leur mentalité. Et là encore, ça revient aux critères de ces agresseurs ou agresseuses. La meilleur solution reste de bloquer en cas de récidive ou signaler le compte si ça part trop loin.

Je peux aussi parler du business des streameuses sur Twitch (et Youtube) qui ont, pour la plupart la vie dure, notamment pour ce démarque de celle qui utilisent leur corps pour gagner en visibilité (car oui, il y a de la clientèle là-dessus). Mais c’est encore une autre histoire.

Pour résumer

Le but n’est pas de dire qu’il y a un genre supérieur à l’autre. Avant tout, l’homme et la femme sont différents, avec des avantages et défauts. Mais pour les féministes, qui revendiquent ces droits de rendre plus accessible, il faut tenir compte de la réalité des faits, sans sombrer dans les émotions.

J’apprécie de voir des personnages féminins avec qui m’attacher et voir d’autres femmes s’intéresser par ce média. Que ce soit en tant que joueuse ou en travaillant dans ce secteur. Mais il ne faut pas que ça soit une revendication pour forcer à intégrer des personnes qui, au final, ne sont pas intéressées. Chacun ont ses gouts, et il ne faut pas forcer la donne.

À vous joueuses, à vos manettes !

Sources et articles à lire :