Petit souvenir rétro, avec le jeu Power Blade sur la NES. Jeu d’action très sous-apprécié par Taito & Natsume, il s’agit de transformer le boomerang, en arme de destruction massive. Est-ce que le jeu vaut-il la peine d’y être encore joué ?

Originaire de l’Australie Aborigène durant le 18e siècle, le boomerang sert d’outil et d’arme de jet à distance. Durant la découverte de cette île, le capitaine James Crook était surpris de voir une arme aussi unique, capable de “revenir” vers son lanceur. La tribu Turuwals donna le nom de l’instrument, par leur phrase “boom – ma – rang !”, pour “reviens, baton !”. Aujourd’hui, le boomerang est devenu une activité extérieur, pour le fun ou la compétition. Et si ce n’était pas pour cet instrument, on aurai pas eu les frisbee, voir même le jeu en question : Power Blade.

Développé par Natsume et édité par Taito en 1992, Power Blade nous montre que le boomerang, peut être plus qu’une arme de jet pour le divertissement et la chasse. Durant mon enfance, je l’avais eu dans une collection de jeux NES, incluant Super Mario Bros. 3, Robocop, Yoshi et Tic & Tac : rangers du risque. C’était encore frais dans sa boîte, avec ce magnifique artwork, par Mike Winterbauer. Et effectivement, c’est bien l’artiste derrière le héros, inspiré du Terminator avec Arnold Schwarzenegger.

Illustration de Power Blade par Mike Winterbauer

Explication de la couverture de Power Blade, par Mike Winterbauer. Issue de son portfolio “Classic Game Covers” (www.winterbauerarts.com).

Synopsis de Power Blade – ne pas mettre le contrôle du monde à un ordinateur.

Power Blade NES - Introduction

Leçon du jour : ne jamais laisser un super ordinateur gouverner le monde, sans surveillance.

Nous sommes en l’an 2191. La colonie de la Nouvelle Terre se retrouve menacé par le dysfonctionnement du Master Computer. Surement qu’une personne à oublié de nettoyer son historique de navigateur sur Internet (avant que ça existe sur le marché). Bref, vous incarnez le chef de sécurité  de ce superordinateur, NOVA. Votre mission sera de restaurer le Master Computer à son état d’origine. Pour cela, vous aurez à récupérer les codes de sécurité, situés sur six secteurs.

L’histoire est simple comme tout, ce qui est expliqué dans l’introduction après l’écran titre. Mais c’est tout aussi différent de son prédécesseur japonais : Power Blazer, sortie en 1990, sur la Famicom. Ici, vous incarnez Steve Treiber, un mini-robot qui doit sauver sa ville d’un méchant superordinateur. Bref, la même histoire que la version occidental, mais avec un style comparable à  Megaman. Mais il y a des différences à comparer entre Power Blade et Power Blazer, que l’on verra plus tard.

Power Blade NES - Introduction 2

C’est officiel, Nova est le cousin de Duke Nukem.

Comment jouer à Power Blade ?

Power Blade NES - Selection du niveau

Six secteurs à désactiver…Challenge Accepted!

Power Blade est facile à prendre en main. Le bouton B sert à jeter votre boomerang, le bouton A permet de sauter. C’est un peu la base des jeux d’action. Comme dans Contra, NOVA peut tirer dans les 8 directions. Avec des ennemis qui arrivent de partout, tirer dans 8 directions facilite grandement la tâche. Et en parlant de facilité, divers power-ups sont disponible à travers les niveaux :

  • Super Boomerang – en clair, ça augment les dégâts du boomerang, vers deux niveaux supplémentaires. Le boomerang rouge étant le niveau maximum.
  • Etoiles – les étoiles augmentent votre barre de puissance, située en-dessous de votre barre de vie. En clair, vous pouvez tirer plus loin.
  • Multi-boomerangs – vous tirez plusieurs boomerangs à la fois, allant de deux à trois boomerangs de suite. Toutefois, la distance sera diminué, en tenant compte de votre barre de puissance.
  • Grenade – il sert de screen-nuke. En appuyant sur Select, vous détruisez en un instant les petits ennemis. Contre les boss, ils peuvent laisser quelques dégâts.
  • Ration – un peu comme le kit de premier secours, il permet de restaurer vos points de vie au maximum. Toutefois, vous aurez à le sélectionner en appuyant sur Start, puis Select pour changer entre la grenade et le ration.
  • PowerBlade suit – Si vous récupérer le power-up, votre puissance est décuplé et vos boomerangs sont remplacé par des Sonic Boom. Toutefois, vous ne pouvez supporter que trois coups, avant qu’il ne soit désactivé.

Enfin, il existe les cartes ID, qui sont unique sur chaque secteur (hormis le niveau 7). Nous en parlerons dans la partie suivante. Bien-sûr, il est possible de continuer la partie via un mot de passe à 8 digits. Au moins, il est possible de continuer, au lieu de terminer le jeu en un trait.

C’est bien tout ça, mais quel est le moins chiant des deux ?

Power Blade : Cover US & EU

Power Blazer – Couverture JPN

Différence entre Power Blade et Power Blazer n’est pas seulement dans le changement graphique. Par là, Taito a enlevé les sprites jugés enfantins pour des modèles version Action Man. Seuls les ennemis de base sont restés les mêmes. D’ailleurs, Power Blade offre de nouvelles cinématiques et animations, notamment pour l’introduction et la fin.

Même chose pour les niveaux qui ont reçus un lifting, qui sont plus longs que la version Famicom. En bref, ce n’est pas seulement d’aller au point A au point B, comme n’importe quel jeu de plate-forme. Dans chaque secteur, vous aurez à récupérer une carte d’ID pour affronter le boss. Chose facile à dire qu’à faire, car le jeu reste difficile et que les niveaux peuvent être de véritables labyrinthes. Autre différence, c’est que Power Blade a un chronomètre. S’il atteint 0, vous perdez une vie (ironiquement). Mais ce n’est sans compter que malgré le level design qui peut être chiant, la jouabilité est moins rigide que Power Blazer.

Je vous liste les choses qui sont améliorés dans Power Blade :

  • La vitesse du personnage est plus rapide
  • La distance de ses sauts sont plus long
  • NOVA est capable de tirer dans 8 directions
  • La vitesse de chargement de la barre de puissance est plus rapide

 

De la bonne musique à écouter pendant l’action

Enfin, j’aimerai me pencher sur la musique. Je n’ai qu’un mot à dire : exceptionnel ! À vous fans de musique 8 bit, Power Blade est un pur plaisir à écouter. Pour ceux qui sont curieux, la musique est composé par Kinuyo Yamashita. Elle a notamment travaillé sur des titres comme :

  • Castlevania
  • Snatcher
  • Parodius
  • Megaman: The Wily Wars
  • Megaman X3
  • Power Rangers (SNES)
  • Plusieurs jeux basés sur Medarots (Medabots en VF)

En bref, la musique de ce jeu est très sous-apprécié, et il mérite d’être écouté au moins une fois.

Conclusion – Power Blade mérite-t-il un retour aux sources ?

En conclusion, Power Blade est un bon jeu d’action sur la Nintendo. Oui, il garde la difficulté old school, qui peut être frustrant pour les nouveaux joueurs. Mais en même temps, il y a une envie à vouloir continuer et terminer le niveau. Et c’est bien dommage que la série Power Blade n’a pas été proposé en Virtual Console, pas même pour sa suite, Power Blade 2.

Vu que Taito appartient à Square Enix, il n’est pas certain de voir un possible portage sur les consoles Nintendo. Mais Power Blade garde une place dans mes souvenirs de joueur rétro.