En réponse à l’article par Midogeek, voici mon avis sur la place des femmes dans les jeux vidéos. Avec une plus grande importance à l’égalité des sexes, n’existera-t-il plus le stéréotype de la damoiselle en détresse ?

Il faut savoir une chose : je suis fan des femmes dans les jeux vidéo, quand elles sont bien interprétés. Dans ma vie de gameur, j’avais eu une admiration pour divers personnages comme Princesse Peach, Lara Croft, Chun-Li, Sonya Blade, Sophitia, Zelda et bien d’autres. Mais il y a toujours deux extrémités dans les personnages féminins : soit elles sont des princesses à sauver, des héroïnes badaass remplis de testostérones ou des sex-symboles.

Pour répondre à l’article écrite par Midogeek (La place des personnages féminins dans les Jeux Vidéo), voici mon avis sur ce sujet. Si vous avez une opinion différente, n’hésitez pas à le partager en ligne.

Un stéréotype toujours présent pour la femme, mais pas que…

On y retrouve toujours les mêmes stéréotypes, malgré que la perception de la place de la femme change, durant les années. Tant qu’il y a un média (comme le jeu vidéo), il y aura toujours la princesse à sauver, le personnage de soutien, ou la super-sexualisé. Mais il y a un péché mignon à aimer ces personnages. Les princesses Peach et Zelda, bien qu’elles deviennent jouables dans certains jeux, resteront des demoiselles à sauver. Sharla sera toujours le mage blanc de l’équipe dans Xenoblade Chronicles, Mei-Ling reste votre assistante pour sauvegarder dans Metal Gear Solid et Morrigan des Darkstalkers reste toujours aussi belle à regarder.

Toutefois, le point clé reste dans le développement du personnage dans l’histoire et les raisons pourquoi elle est façonné de cette manière.

Rendu Lara Croft - Tomb Raider 3

Rendu Lara Croft – Tomb Raider 3

Prenons exemple sur Lara Croft, et son évolution dans les Tomb Raider. Dans la version d’origine, elle est le mélange entre Duke Nukem et Indiana Jones : intelligente, sans peur, capable d’effectuer des prouesses surhumaines. Malgré des moments ou elle est en situation de danger, elle arrive toujours à s’en sortir. Sauf que son personnage n’évolue pas.

Lara Croft dans Shadow of the Tomb Raider

Lara Croft dans Shadow of the Tomb Raider

Le reboot la rend plus vulnérable, fait souvent des erreurs et lutte pour sa survie. Mais le personnage est plus attachant, car on est lié à ses difficultés, et on souhaite la voir réussir. Elle à ses moments badass, ce qui offre un équilibre dans les deux spectres.

Rubi Malone (Wet - Bethesda)

Rubi Malone (Wet – Bethesda)

Mais si on prends exemple sur un personnage comme Rubi Malone de Wet, elle n’a aucun trait qui l’a rends attachante, hormis qu’elle dégomme tout sur son passage, lâche des vannes clichés, et garde toujours son cool. Un peu l’équivalent d’Alice dans les films Resident Evil. Par là, elle est fade, et un exemple d’offrir un nouveau sex-symbole.

Et en parlant de sexe, le pire des cas était dans Ride to Hell: Retribution, où les femmes ne sont que des objets sexuels, sans personnalités, ni attributs. Même GTA fait un effort sur ses demoiselles (hormis les prostitués).

On sous-sexualise nos femmes, mais pas tout le temps

En revenant sur le sujet de Lara Croft, il y avait un temps où elle était le personnage féminin la plus attractive de sa génération. Merci à toi, poitrine fait de triangles.

On remarque qu’aujourd’hui, les jeux passent moins de temps à sexualiser les femmes avec les tenues ou leur formes généreuses. Avec une envie de donner un aspect plus réaliste et éviter d’énerver les féministes, le design se voit plus stricte. Prenons exemple sur le reboot de Mortal Kombat, entre le 9e et le 10e épisode. Les personnages féminins sont moins sexualisés pour offrir un look plus acceptable. Du moins, pour la plupart du casting (bonsoir à toi, Kitana).

Evolution du design de Sonya Blade (Mortal Kombat 9 vs Mortal Kombat X)

Evolution du design de Sonya Blade (Mortal Kombat 9 vs Mortal Kombat X)

Celle qui avait un changement drastique, c’est Sonya Blade qui abandonne son gilet ouvert pour une tenue similaire aux forces spéciaux.

Ce n’est pas sans autant dire que les personnages ont à jouer les « allumeuses » (à travers le design du personnage). C’est notamment le cas pour la majorité des jeux issus du Japon. Dans le cas majeur, c’est par à une différence de culture.

Exemples de personnages sexualisées et justifiées

Mai Shiranui (KOF 13)

Mai Shiranui (KOF 13)

Prenons exemple sur Mai Shiranui, de la série Fatal Fury & King of Fighters. Elle est une kunoichi (ou une femme ninja) et sa tenue est super, super légère. La raison est pour distraire ses ennemis. Ce qui a du sens, car ces espionnes sont connus pour soutirer des informations, en jouant les concubines. Même chose à dire pour les personnages Kasumi, Ayane et Momiji dans Ninja Gaiden & Dead or Alive.

Quiet (Metal Gear Solid V)

Quiet (Metal Gear Solid V)

Mais souvent, ça peut être exagéré, comme avait été le cas de Quiet dans Metal Gear Solid V. Oui, la tenue est déjà assez choquante, malgré la raison derrière ce choix vestimentaire. Mais avec les demandes de réussite à l’internationale, les développeurs essaient de s’adapter aux autres cultures. Bien qu’il y ai droit à quelques censures par-là.

Enfin, il y a le problème du fan-service. Et dans cet situation, il n’y a rien à être en colère. Notre culture souhaite offrir un moment de plaisir avec des tenues souvent exagérés. Qu’on le veuille ou non, le fan-service fait partie de notre culture et il faudra l’endurer. Voir, ne pas l’acheter, si c’est un DLC.

Collection des costumes pour Chun-Li dans Street Fighter V

Collection des costumes pour Chun-Li dans Street Fighter V

Au final, la femme est-elle aussi importante dans les jeux vidéo ?

La femme devient pas seulement importante dans un jeu, dans la façon qu’elle est présentée sur son design et sa personnalité.

Bien-sûr, je ne tiens pas compte des jeux où il est possible de choisir une fille au départ. Mais c’est avant tout d’avoir quelqu’un qu’on s’attache à travers le jeu. Le storytelling et le développement de personnage reste un point clé dans un jeu vidéo, et le personnage qu’on joue avec, se doit d’avoir un développement convainquant.

Si la personnalité du personnage ou son backstory ne sont pas convainquant, elle perd tout intérêt à y être joué, même si l’on le sur-sexualise. La même chose peut être dit pour les hommes. Mais c’est une autre histoire.

Merci à Midogeek pour ce sujet. N’hésitez pas à la suivre sur son blog : Midogeek.Wordpress.com.