Aux fans de la culture japonaise, la série Yakuza donne une belle perspective sur la culture au Japon, mais aussi dans l’univers des Yakuza. D’un point de vue personnel, en voici les raisons de pourquoi jouer à Yakuza ?

Une des cultures qui me fascine depuis un long moment, c’est la culture japonaise. Depuis les années du « Club Dorothée », les dessins-animés et séries issus du Japon ont été les seuls moyens de connaître leur milieu de vie. Du moins, tant que ce n’est pas un Dragon Ball ou Saint Seiya. Mais il fallait attendre l’arrivé d’Internet avant d’en apprendre un peu plus sur leur mode de vie.

Là encore, je ne suis pas un spécialiste dans le milieu, mais il y a un jeu qui arrive à émuler l’univers japonais, mélangeant drame et action non-stop. Il s’agit de la série des Ryu ga Gotoku, aussi appelé en occident, Yakuza.

Si vous n’êtes pas familier avec la série par Sega, le premier épisode était sorti en 2005 sur la Playstation 2, au Japon. Depuis, on y retrouve 6 épisodes, 2 remakes des deux premiers épisodes ainsi que plusieurs spin-offs (qui inclut Ken le Survivant). Mais avant d’aller dans les raisons de jouer à la série, un petit retour s’impose sur le développement du jeu.

Pour info, ma seule expérience avec la série sont avec Yakuza 1, 2 et Zéro. Et si vous lisez cet article, il y aura certains spoilers concernant la série.

Shenmue à la sauce Yakuza

La société Sega avait perdu en estime suite aux échecs commerciaux de la Saturn et la Dreamcast.Le studio avait placé tout ses efforts sur leur projet « phare » : Shenmue. Petit rappel : le budget de Shenmue était de 47 millions de dollars. Avant l’arrivée des jeux AAA, c’était le jeu avec le plus d’investissement dans le développement et marketing. Mais malgré le succès du jeu, ce n’était pas assez pour s’imposer face à la Playstation 2, qui démolit la Dreamcast, en terme de ventes.

Shenmue sur Dreamcast : la tentative d'un jeu AAA par Sega en 1999.

Shenmue sur Dreamcast : la tentative d’un jeu AAA par Sega en 1999.

Le moral était au plus bas pour les employeurs, maintenant que Sega est devenu un studio tiers dans le développement de jeux. Mais une personne voit, en ce changement de directions, une opportunité en or.

Toshihiro Nogoshi était superviseur dans le jeu Shenmue, auprès du directeur Yu Suzuki. Un vétéran chez Sega, il avait travailler dans Dayton USA, Super Monkey Ball et le premier Virtua Fighter. Son idée sur le développement de Yakuza était venu quand il se promenait dans les rues de Tokyo, la nuit. Et c’est ainsi qu’il avait eu l’envie de concevoir un jeu, pour un public adulte, permettant une immersion dans les rues illuminés de Tokyo (voir même du Japon en général). Couplé ça avec une histoire engageante…qu’est le milieu néfaste des yakuzas.

Toshihiro Nogoshi, l'homme derrière la série Yakuza

Toshihiro Nogoshi, l’homme derrière la série Yakuza

Un pari réussi par Nogoshi

Avec l’implémentation du CERO (l’équivalent du PEGI en Europe), les jeux japonais sont grandement censurés. C’est un peut la raison pourquoi des jeux comme Mortal Kombat ne sont pas portés au Japon, sauf exception (comme Dead Space, par exemple). C’est un gros challenge pour Nogoshi qui voit en sa vision de succès, quittes à mettre en jeu sa place à Sega, si je projet échoue.

Bien-sûr, le jeu fut un succès au Japon (sinon, on en parlerai pas de la série). Mais le point important qui rend la série aussi intéressant est qu’il prend l’un des genres les plus lucratives dans le jeu vidéo, l’Open World, et parvient à offrir une expérience nouveau en enlevant le point clé qui attire l’œil dès le départ….la liberté totale du joueur à foutre la merde !

Kabuki-cho, la ville qui inspira Kamurocho

Kabuki-cho, la ville qui inspira Kamurocho

Passer outre la liberté totale de l’Open World

Dans des jeux comme GTA, Assassin’s Creed, Watchdogs ou Sleeping Dogs, le joueur est libre d’avancer dans l’histoire ou de partir en trip et causer le chaos sur la ville. Mais ce n’est pas le cas dans Yakuza où vous êtes restreint sur vos actions. Vous ne pouvez pas voler de voitures, frapper les citoyens (sauf si une personne essaye de vous attaquer), ni même tirer sur tout ce qui bouge. Car selon Nogoshi : « Tuer n’est pas fun. Commettre des crimes n’est pas fun ! ».

Alors, on va sur les alternatives qui permet d’immerger le joueur dans le monde de Yakuza, que sont les activités annexes. Alors que dans le 1er épisode sur la PS2, c’était très restreint, les activités évoluent à travers les épisodes. Maintenant, il est possible de jouer aux jeux d’arcade, au Mahjong, au Karaoke, au Bowling, au Pocket Racing et même faire du Telephone Club.

Mini-jeu du Disco Club dans Yakuza 0

Mini-jeu du Disco Club dans Yakuza 0

Sans compter les quêtes annexes que vous pouvez avoir en cours de route. Je peux vous citer la quête pour chercher le dernier jeu vidéo en date. Ou aider un restaurant Sushi au bord de la faillite. Voir même aider un enfant à récupérer un magazine pour adultes, sans se faire repérer….non, c’est actuellement une quête qui est présent dans Yakuza 0.

Pour vous dire que la clé n’est pas dans la grandeur de l’espace. C’est surtout la densité de la ville où vous vous situer. La ville de Kamurocho (basé sur Kabukichō), nous offre un espace de jeu aussi intense qu’à Liberty City. Surtout que certaines de ces quêtes annexes, ouvrent à de nouveaux mini-jeux, ou capacités pour le personnage.

Une fois Yakuza, il n’y a plus de retour

Une des choses qui rend l’univers de Yakuza aussi intéressant, reste son synopsis. En particulier, l’univers sombre et perplexe des Yakuza. Comme vous le savez, les Yakuzas sont considérés comme le groupe de criminels les plus dangereux dans le monde. Malgré un nombre réduit comparé aux années précédents, il reste présent dans la société. On y retrouve les mêmes rituels présent dans ce syndicat, comme la pose du tatouage (irezumi), la position hiérarchique dans un clan, ou l’auto-mutilation en cas d’échec (Yubitsume).

Le tatoutage de Nishikiyama Akira : le Koi traversant la rivière dorée. Un signe de force et bravoure.

Le tatoutage de Nishikiyama Akira : le Koi traversant la rivière dorée. Un signe de force et bravoure.

C’est assez délicat de parler d’un sujet tabou comme celui-ci. Mais la série Yakuza est parvenu à offrir une vision attirante et touchante concernant cet univers. Kiryu Kazuma, le protagoniste de la série, représente un yakuza. Un criminel qui, malgré sa sagesse et son sens de l’honneur, essaye de vivre une vie normal. Alors que dans Yakuza 0, on découvre son évolution vers celui qui sera nommé le « Dragon de Dojima ». Bien-sur, il y a d’autres personnages qui peuvent être attachant, comme Haruka Sawamura, Taiga Saegima, Shun Akiyama ou même Goro Majima. Il y aura au moins un, voir plusieurs personnages qui pourront plaire aux joueurs.

Haruka Sawamura dans Yakuza 5, suivant sa passion à devenir une idol.

Haruka Sawamura dans Yakuza 5, suivant sa passion à devenir une idol.

Au final, par où commencer dans la série ?

Aux personnes qui souhaitent débuter dans la série, je vous conseille Yakuza 0 sur Playstation 4 et PC. Pas seulement car il raconte les débuts de Kiryu (ainsi que Majima), mais offre un gameplay solide, et les activités externes.

Un autre choix serait le premier Yakuza, du moins la version Kiwami sur PS4 et prochainement sur PC. Il existe la version Wii U qui est en compilation avec le 2e épisode. Mais celui-ci se base de la version PS2, qui est devenu archaïque comparé aux remake sur PS4.

Bref, la série Yakuza mérite d’être joué pour les fans de la culture nippone.

"Si vous souhaitez mourir, alors ramenez-vous !!" - Kiryu Kazuma (Yakuza 1)

« Si vous souhaitez mourir, alors ramenez-vous !! » – Kiryu Kazuma (Yakuza 1)