30 ans de la Neo-Geo : Top 5 des jeux sous-appréciés sur la console

30 ans de la Neo-Geo : Top 5 des jeux sous-appréciés sur la console

En célébration des 30 ans de la Neo-Geo par SNK, voici mon top 5 des jeux sous-appréciés sur la console.

Le 26 avril 1990 sortit la Neo-Geo, le nouveau système arcade par SNK (Shin Nihon Kikaku). C’était l’un des rares systèmes arcade à proposer une version console de celui-ci, la Neo-Geo AES (Advanced Entertainment System).

Bien-sûr, ça avait un prix très élevé (pour la console) : 650$ à sa sortie aux USA (58 000 Yens), et avec l’inflation 2019, jusqu’à plus de 1 200$. Et c’est sans compter sur les jeux disponibles, qui étaient vendus à environ 200$. Ce qui explique pourquoi, avant 1991, la console était uniquement pour la location.

La Neo-Geo AES avec son joystick Arcade
La Neo-Geo AES avec son joystick Arcade

Mais ce prix en valait la peine, car c’était des conversion de la version Arcade à la perfection. D’où son surnom de la « Rolls Royce » des consoles de jeux.

Avec le grand retour de SNK sur le marché, on a droit à aussi à une version mini de la Neo-Geo, avec 40 jeux inclus, à un prix abordable. Ce qui n’empêche pas les collectionneurs de chercher les originaux, malgré que certains sont très rares.

Toutefois, j’aimerais partager quelques jeux qui sont sous-appréciés durant la période d’existence du système. Il y a eu, en tout, 148 jeux sorties sur le système arcade ( 117 pour la version console). Et parmi cette liste, je ne prendrai que 5 d’entre eux.

Pour faciliter la tâche, voici quelques limites :

  • Pas de titres faciles comme la série King of Fighters, Metal Slug, Samurai Shodown, Fatal Fury et Art of Fighting.
  • Pas de jeux sortis exclusivement au Japon.
  • Je prendrai aussi en compte les jeux sortis uniquement sur Arcade.
  • Certains des jeux ne sont pas forcément présent sur la Neo-Geo X ou Neo-Geo Mini.
  • Les jeux home made, sortis après la fin du système, ne seront pas tenus en compte.

1# – Breakers Revenge (1998 – SNK, Visco Games)

https://youtu.be/s_zAy1wuUG8
Intro de Breakers Revenge

On commence par un jeu de combat : Breakers Revenge, par SNK et Visco Games. Il s’agit d’une version « amélioré » du premier Breakers, de 1996.
S’inspirant de Street Fighter et Fatal Fury, le jeu est assez solide en terme de gameplay. Chaque personnage dispose de plusieurs super-combos, avec une limite à un stock de 3. Graphiquement, c’est aussi potable, malgré une bande-son assez décevante. Et le roster est très limité, avec seulement 8 personnages.

Je vous conseille la version Revenge, comparé à la première version, car il introduit un personnage supplémentaire (Saizo) et le boss de fin jouable via un code. Malgré tout, Breakers Revenge reste un jeu de baston solide.

2# Shock Troopers

Qui se rappelle de la série Ikari Warriors ? Le Run’n’Gun avec le joystick rotatif qui permet de changer la direction du tir ?
Shock Troopers, développé par Saurus, est dans le même style, en enlevant le joystick rotative pour un gameplay plus fluide à prendre en main. Vous pouvez tirer sur les 8 directions, mais en maintenant la touche de tir, vous pouvez vous déplacer librement, tout en gardant la direction du tir. Bien-sur, l’action est intense comme tout.

Un des points positifs est le choix de jouer en solo, ou avec une équipe de 3, parmi les 8 personnages disponibles. Chacun d’entre eux possède une attaque spéciale, et peuvent vous offrir un bonus de vie, selon la route que vous sélectionnez.
Le jeu aura droit à une suite, sous-titré Second Squad, qui malheureusement est inférieur au premier : 4 personnages seulement et la présentation inférieur au premier, malgré un gameplay solide.

Si vous n’avez pas essayé le 1er Shock Troopers, allez le tester.

3# Power Spikes 2

Video System, la compagnie derrière la série Aero Fighters, était aussi derrière la série Power Spikes, débutant en 1989 avec Super Volley Ball, puis en 1991 avec Power Spikes. La série était OK, pour un jeu de Volley-ball
Le 2e opus, de 1994, offre quelque chose de nouveau : le choix de trois ligues. Vous avez le choix entre la ligue homme, femmes, ou mixte. Alors que les ligues hommes et femmes gardent le même style que les 2 épisodes précédents, la ligue mixte, nommé « Hyper League », est assez différent.

Hormis le style futuriste, et le fait qu’il y a des équipes plutôt que des pays, le gameplay change. Au lieu d’avoir 15 points, le but est de réduire la barre de vie de l’équipe adverse. De plus, vous disposez d’une attaque spéciale, lors de votre service ou durant l’offensive.

Alors que les graphismes et musiques sont moyens, Power Spikes 2 est un bon jeu pour les fans de volley.

#4 – Ninja Master’s

Le troisième jeu de combat par ADK : le même studio derrière Agressors of Dark Kombat et la série World Heroes. Ninja Master’s (aussi appelé Haō Ninpō Chō) s’inspire de Samurai Shodown, l’autre série de jeu de combat avec armes blanches sur la Neo Geo, tout en offrant quelques ajustements. En premier lieu, chaque personnages peuvent dégainer ou rengainer leur armes, qui changent la propriété de certains coups spéciaux.

D’ailleurs, pour 1996, la présentation graphique est au top et la maniabilité est très fluide, gardant certains tropes des jeux de baston par SNK (comme le super combo quand la barre de vie est au rouge). Malgré un roster assez limité (10 personnages + 2 boss), Ninja Master’s est une bonne alternative.

#5 – Neo Turf Masters

Et on termine avec un jeu de golf. Oui, ça me surprends aussi, vu que la plupart des simulations de golfs peuvent être ennuyeux. Mais celui-ci est un excellent jeu de golf dans le style Arcade.
Neo Turf Masters, alias Big Tournament Golf, est co-développé par Nazca, le même studio derrière la série Metal Slug (du moins, les 3 premiers épisodes). D’ailleurs, c’est le premier jeu réalisé par Nazca, datant du 29 janvier 1996.

Vous avez le choix entre 6 golfeurs, avec des attributs différents, et le choix entre 4 courses de 18 trous. La jouabilité est simple à prendre en main, avec un bouton pour gérer la puissance et précision du tire (A) et deux pour courber votre tire (B/C). Quant à la présentation graphique et sonore, c’est du tout beau, surtout pour la bande-originale du jeu

Si Windjammers est parvenu à avoir un remake/suite, pourquoi pas Neo Turf Masters ? Aux fans de jeux de golf, c’est à avoir dans votre collection !

Ceci conclut mon top 5 des jeux sous-appréciés sur la Neo-Geo. Avez-vous d’autres exemples de jeux qui mérite un peu d’attention ? N’hésitez pas à les partager en commentaires.

Death Stranding ou l’importance du lien qui nous unis

Death Stranding ou l’importance du lien qui nous unis

Je viens enfin de terminer Death Stranding sur PS4. Au lieu de faire un test, j’aimerai parler sur ce que le jeu m’a appris. À savoir l’importance du lien, qui est le thème central du jeu.

ATTENTION : Il y aura des spoilers sur l’histoire jeu. Vous avez été prévenus !

C’est assez incroyable que la plupart des gens sont divisés sur le nouveau magnum-opus par Hideo Kojima. Le gars aime faire des scénarios qui virent dans le WTF. C’était le cas avec la série Metal Gear chez Konami, et c’est toujours le cas avec Death Stranding.

Après 90 heures de jeu (voir plus avec la complétion à 100%), le tout en mode Difficile (parce que pourquoi pas), je peux enfin dire que l’expérience Death Stranding m’avais beaucoup surpris, après avoir compris l’histoire.

Au lieu de faire un test complet, je préfère parler du sujet principal du jeu, qui est l’importance du « lien ». Du moins, du mieux que je peux.

Mais si vous voulez un briefing : les graphismes sont excellents, la musique est captivant, le voice-acting (du moins en anglais) est au top et le gameplay est solide, malgré les plaintes par les journalistes de jeu. Bien-sûr, ça nécessite du temps à comprendre comment interagir et savoir gérer sa marchandise. Mais c’est une autre histoire.

Des villes et des joueurs connectés

L’univers de Death Stranding se rapproche du post-apocalypse futuristique. Le monde est ravagé par le phénomène du Death Stranding, qui cause des explosions cataclysmique (nommé Néant) et de la pluie qui accélère le temps (appelé Timefall). En tant que livreur pour le compte de Bridges, Sam (donc vous), aura à reconnecter les villes entre eux pour reconstruire un pays découpé de ses liens, à travers le réseau chiral.

Regarde BB. Toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume.
Regarde BB. Toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume.

Surtout que reconnecter les colonies offre l’avantage d’obtenir de nouvelles et meilleurs équipements pour Sam, rendant la livraison plus rapide. Et aussi permettre de rajouter encore plus de structures et faire des merveilles sur le terrain (quittes à faire un circuit de snowboard).

Mais le point positif sur Death Stranding est que chaque joueur peut contribuer à aider les autres joueurs. Oui, le jeu se fait en solo, mais dans le même style que Dark Souls, la communauté peut vous aider à faciliter vos livraisons. Pas seulement avec des panneaux d’aide, mais aussi avec les structures et véhicules disponibles sur le terrain. Ce qui donne tout un sens au terme Homo Ludens par l’historien Johan Huizinga.

Assez ironique que ça fait référence à l’importance des réseaux sociaux dans notre société. Je veux dire, le pouce bleu fait trop penser à Facebook, qui est le réseau social le plus utilisé dans le monde. En même temps, c’est un peu le but quand on créer un profil social dans un monde connecté. On rends service, on s’entraide et on est récompensé par la suite. Si seulement c’était le cas avec les réseaux sociaux qu’on utilise, mais bon.

Ce qui m’amène avec le cas du réseau chiral que est pratiquement, Internet. C’est devenu le média le plus utilisé, compte tenu de sa rapidité. Toutefois, rien ne vaut l’efficacité des livreurs, qui bravent l’environnement pour remettre les colis en mains propres. Ce qui est autant plus ironique, compte tenu de la situation en 2020, avec la pandémie du Covid-19.

Reconnecter un lien qui est rompu

Cela m’amène avec le deuxième point sur le message du jeu : renouer un lien qui est rompu. On avait vu la phase de connexion, mais il y a aussi des moment où ce lien est rompu temporairement.

Dans le cas des colonies, il est souvent difficile de les rejoindre dans le réseau chiral, pour X raisons. C’est à travers les mails que l’on voit s’ils se sentent prêts à rejoindre les UCA, quittes à faire plusieurs livraisons, afin d’atteindre le niveau 2 de confiance.

"Je ne suis pas venu au monde. Je suis qu'un pantin de chair sans âme. Et sans ka. Un mort vivant." - Deadman
« Je ne suis pas venu au monde. Je suis qu’un pantin de chair sans âme. Et sans ka. Un mort vivant. » – Deadman

Mais c’est avant tout dans les personnages de Death Stranding où le thème du lien brisé se reflète chez certains. Dans certains épisodes centré sur un personnage, on apprend un peu plus sur leur passé. Et pour ceux qui ont un nom de code, la raison derrière leur pseudonyme :

  • Fragile : la perte d’une ville entière après avoir été trahie par Higgs
  • Deadman : la perte de son « humanité », car il est l’équivalent de la créature de Frankenstein
  • Heartman : la perte de sa famille après un néant, durant une opération chirurgicale pour son cœur
  • Mama : la perte de son lien avec sa sœur jumelle Lockne, ainsi que de son enfant qu’elle porte.
  • Die-Hardman : la perte de son identité, après avoir accidentellement tué son capitaine Cliff et son enfant.
  • Cliff : La perte de son enfant, ainsi que de sa femme
  • Bridget Strand : la perte de son âme, qui prendra une forme humaine, sous le nom d’Amélie (qui est un porte manteau de la phrase « A Lie » : un mensonge)
  • Sam : la perte de sa femme, son futur enfant et de sa ville natale, causé par un Néant.

Chaque personnage, que ce soit à travers les cinématiques ou les interviews que l’on récupère, montre un signe qu’ils ont, à travers leur vie, perdu un lien personnel. On a eu, dans notre vie, un moment où on a perdu quelque chose qui nous tient à cœur. Pas seulement un objet de notre passé, mais une personne qui a de l’importance pour nous. Et le processus pour renouer ce lien peut être difficile.

Les derniers moments entre les sœurs Mama et Lockne
Les derniers moments entre les sœurs Mama et Lockne

C’est notamment le cas avec Sam, qui au départ, se contrefiche de « renouer » l’Amérique. Simplement de faire son job de porteur, en tant qu’indépendant et pour le compte de Bridges. Mais au fil du jeu, il parvient à renouer les villes entre elles et forger des liens d’amitié avec divers personnages. Je peux citer, par exemple, la mission où il faut ramener la petite amie du Ferrailleur en vie ou réunir les sœurs Lockne et Mama.

Le « pont » vers l’avenir

Ce qui m’amène au dernier point concernant le thème du jeu : le « pont » vers l’avenir. Là encore, je ne suis pas le mieux placé sur ce sujet, car c’est plus dans le thème parental. Donner naissance à un enfant est un moment inoubliable pour certains. Ça peut faire peur, puisqu’il revient à avoir des responsabilités importantes. Mais l’éducation d’un enfant, et contribuer à son épanouissement, reste un chemin vers notre futur. On a cette idée qu’il représente notre succession et permettre à avancer vers le futur.

Ce qui m’amène vers la scène, où Sam rencontre une dernière fois Cliff Unger, qui dévoile être son père : son « pont » vers l’avenir. Malgré la mort tragique des deux personnes, ils ont gardé ce lien même à l’au-delà. Quittes à s’enlacer une dernière fois avant leur « fin » tragique. Malgré leur différence et le fait qu’ils n’ont jamais grandis ensemble, le lien parental reste omniprésent.

"Ils m'ont dis que tu est Sam Porter. Mais tu est Sam Bridges. Le point vers mon futur."
« Ils m’ont dis que tu est Sam Porter. Mais tu est Sam Bridges. Le point vers mon futur. »

Tout aussi ironique, quand on apprend sur le passé d’Hideo Kojima, qui a perdu son père quand il avait 13 ans. Et ça se reflète sur ce jeu : le lien fracturé entre un parent et son enfant. Ce qui est aussi présent dans la série Metal Gear, depuis le 1er Metal Gear Solid, avec Big Boss et ses « enfants terribles ». Mais aussi à travers les combats cauchemardesques dans le jeu, reflétant sa colère et sa tristesse de perdre son BB et sa femme. Au point où à la fin, il fait la paix à son fils et lui dire qu’il est fier d’avoir « réuni » les villes d’une Amérique divisée et détruite.

La phrase où Cliff disait qu’il n’était qu’une montagne et que Sam est son « pont » vers l’avenir. Son héritage. Et qu’il l’aimera même après sa mort. Comme la mère qui porte l’enfant sur son ventre, le père fait office de protecteur et d’éducateur pour développer le caractère de son enfant. Ce qui va lui permettre de forger son identité.

C’est tout aussi touchant et triste quand on se lie d’amitié avec Lou. Le BB de Sam, devient plus qu’un outil de détection contre les Échoués. J’ai toujours un sourire à le chouchouter pour garder sa barre de stress intact. Et c’est autant plus triste durant le dernier épisode, où il faut l’amener à l’incinérateur. Le tout avec le thème de BB en musique de fond.

« L’avenir est entre vos mains »

Death Stranding est pour moi un chef-d’œuvre sous-apprécié. Et il est vrai qu’il ne va pas plaire à tout le monde. Là encore, j’avais donné mon opinion sur ce que le jeu m’a appris. Et il y a encore des questions que je me pose sur le message du jeu. Là encore, si vous avez d’autres opinions, je vous invite à le partager en commentaire.

Ce n’est pas seulement le lien entre la vie et la mort, mais aussi le lien entre nous, les joueurs. Hideo Kojima, s’inspirant du roman par Kobo Abe « La Corde », où les premiers hommes ont conçus deux outils : la corde pour attacher, et le bâton pour se protéger. Les jeux d’actions ont tous une étymologie du bâton. Mais qu’en est-il de la corde ? C’est en partie la communauté du jeu. C’est visible dans les jeux MMO pour accomplir une quête en commun, et c’est devenu plus présent avec l’idéologie de créer un monde sociale. De plus en plus de jeu tente d’incorporer une connexion en ligne, pour s’entraider. Ce qui diffère de la compétition.

Si vous êtes plus intéressé pour un jeu qui est simplement, un jeu pour s’évader, Death Stranding n’est pas certainement pour vous. Car oui, il y a du gameplay, mais son point fort reste son histoire et le message qu’il porte. Car même si les opinions sont différents, nous restons des fans du média.

Un dernier moment entre Sam et Amélie, sur la Grève.
Un dernier moment entre Sam et Amélie, sur la Grève.
Megaman X Corrupted – un énorme projet de fan-game

Megaman X Corrupted – un énorme projet de fan-game

Depuis plusieurs années, ce projet de fan-game a tenu l’attention pour la plupart des fans de la série Megaman. Voici Megaman X Corrupted sur PC.

Je ne l’ai pas assez dit, mais je suis fan de la série des Megaman. Le Blue Bomber a bercé ma génération NES et de temps en temps, je sort un Megaman pour passer le temps. D’ailleurs, le dernier en date, Megaman 11, était l’un de mes jeux favoris pour 2018.

Bref, Megaman a eu son lot de spin-off à travers les années. Et l’une des plus réussis reste la série « Megaman X« . Pour aller dans l’essentiel : la série se centre sur X, la dernière création du Dr. Thomas Light. Un robot proche de l’être humain, qui est capable de prendre des décision, penser et avoir des émotions. Son design inspira la création de robots inspirés de son design, nommés Réploids. Malheureusement, la plupart se rebelle contre les humains et son classés comme Mavericks. Dès lors, X rejoint les rangs des Mavericks Hunters pour contrer cette invasion.

La série est un grand tournant comparé à l’univers « enfantin » de Megaman Classique, offrant un univers plus sérieux, des personnages qui évoluent à travers les nombreux épisodes, et un gameplay s’inspirant des jeux d’aventures et RPG. Il y a eu des épisodes excellents (X1, X4, X8), mais aussi des daubes (X3, X6, X7). Alors qu’on a pas eu un nouveau MMX depuis 2005 (Rockman X DiVE ne conte pas), certains fans prennent l’occasion de faire des hacks, voir même des jeux complets sur la série en générale. L’une d’entre elle, est Megaman X: Corrupted par JKBGames.

Un projet qui date depuis 2008

Le projet Megaman X Corrupted date de 2008, en utilisant le langage ActionScript 3, présent sur les animation et jeux Flash. Ce qui est déjà impressionnant, compte tenu des autres moteur de jeu utilisés de nos jours.

L’équipe de JKBGames est composé essentiellement de John K. Bacchus (alias JKB) qui est le programmeur et chef de projet. Il est rejoint par divers graphistes et programmeurs indépendants, venus pour contribuer à ce fan game.

Une des premières vidéos du projet

La direction graphique est similaire à celui sur la version SNES, ce qui évoluera à travers les années en offrant de nouveaux sprites, animations, et modèles pour compléter le jeu. C’est déjà un excellent travail de la part de l’équipe d’offrir un coup de jeune sur un style qui date de 1993. Et la musique qui l’accompagne le reflète. Si vous êtes fan du soundtrack 16-bit de Megaman X, vous allez être ravis par les compositions de Dominic « Nitro Flasher » Ninmark.

La grande différence va être dans le gameplay, dont je vais revenir plus tard. En ce qui concerne le synopsis et sa position dans l’ordre chronologique, c’est un « What if » se situant après les événements de Megaman X5. On y retrouve X et Zero, mais aussi Alia, Signas, Douglas et Lifesaver, ainsi que des nouveaux personnages pour ce fan game. Il y aura aussi de nouveaux Mavericks, et un antagoniste qui, heureusement, ne s’appelle pas Sigma.

Les Mavericks dans MMXC (de gauche à droite) : Hurricaine Hoatzin, Plasma Puffer, Sparking Scorpio, Warp Vulpex, Force Starfish, Warfare Milodon, Neurohack Mosquito et Crystal Rafflar.
Les Mavericks dans MMXC (de gauche à droite) : Hurricaine Hoatzin, Plasma Puffer, Sparking Scorpio, Warp Vulpex, Force Starfish, Warfare Milodon, Neurohack Mosquito et Crystal Rafflar.

Megaman X Metroidvania

MMXC garde le même style d’action que l’on retrouve dans les jeux Megaman X. Mais la différence est qu’il s’accentuera sur l’exploration. Il est vrai que Megaman X encourage d’explorer les niveaux pour des power-ups et pièces d’armure, pour améliorer X. Ici, on y retrouve à peut-près la même chose, sauf qu’il n’y aura pas de sélection de niveau. Et oui, ce n’est pas une première pour la série, car ce style se retrouve dans Megaman Zero et ZX.

Démo du niveau – Laboratoire de Vulpex

Les niveaux seront plus grands, avec divers secrets et accès à débloquer avec certaines armes ou techniques. Bien-sûr, le choix du Maverick est entièrement à votre décision. Et ces exploration permettra d’obtenir divers bonus et équipement comme les Heart Tanks, les Ride Armors, des pièces d’armures, voir même des boss secrets.

Le plus dans tout ça, c’est que les niveaux changent et deviennent plus durs vers la fin. Après avoir vaincu 4 Mavericks, le reste des niveaux seront plus coriaces à terminer. Similaire à X1 et X3, où selon le boss vaincu, un ou plusieurs niveaux seront affectés.

Sega, c’est pas plus fort que X et Z !

Et en parlant de boss, comme chaque Megaman, vous gagnez de nouvelles armes après chaque boss vaincus. X débloque de nouveaux projectiles, alors que Zero gagne de nouvelle techniques. Seul différence est qu’il est possible d’améliorer vos armes. Durant le jeu, vous gagnez en niveau après chaque ennemi et boss vaincus. Vous recevrez des points de compétences qui serviront à améliorer votre arme de base ou armes/attaques spéciaux. De plus, vous pouvez chargez les armes spéciaux, sans avoir recours à la pièce d’armure pour vos bras. A noter aussi que Zero peut réaliser des combos, pour créer de nouvelles, laissant un peu de créativité à votre offensive.

Exemple du niveau de la déchetterie, avec l’IU récent

Et en parlant d’armures, X aura droit à 2 armures à débloquer, au cours du jeu : Phoenix et Hydra. De plus, vous pouvez sélectionner quel pièces d’armures vous souhaitez vous équiper, similaire à l’armure Variante dans X8. Sans compter les armures bonus à débloquer dans le mode « Nouvelle Partie + ». Bien-sûr, Zero aura aussi droit à deux armures différents, mais contrairement à X, il n’y a pas l’option de customiser.

Quand pour la sortie de Megaman X Corrupted ?

C’est un peu la question à un million de dollars. Avec les nombreux tests et WIP offert par JKBGames, rien n’est certain quand à la sortie de MMXC sur PC. Avant tout, il s’agit d’un fan-game fait indépendament par des fans de la série. Et le temps consacré peut être variable, surtout pour un gros projet comme celui-ci.

Dans un FAQ, JKB a confirmé que la date n’est pas confirmé pour le moment, et qu’il n’y aura pas de démo jouable. Toutefois, il est possible que le jeu aura droit à des DLC après sa complétion. Sans compter qu’il est possible d’y jouer avec une manette, ce qui est un plus.

Boss optionnel : Magma Dragoon (trouvez la référence)

Si vous souhaitez supporter le jeu, vous pouvez visiter la chaîne Twitch de JKBGames, ou son Discord pour discuter avec l’équipe. Enfin, il y a la chaîne Youtube où il partage les avancements sur le jeu.

Le développement d’un jeu peu prendre du temps, et le mieux qu’on puisse faire est d’attendre sa sortie fatidique.

Au final, quels sont vos attentes pour Megaman X Corrupted ?

Liens du projet :

Street Fighter V: Champion Edition – la version ultime de SFV ?

Street Fighter V: Champion Edition – la version ultime de SFV ?

Annoncé après le North America Regional Finals, Capcom annonce une nouvelle version de Street Fighter V, nommé Champion Edition.

Street Fighter V sera connu comme étant un bazar sans fin. Du moins, pour la version de base. Capcom s’était rattrapé avec Arcade Edition, offrant plusieurs modes bonus et un mode Arcade de base, avec l’ajout de personnages DLC à travers ses 4 saisons.

Mais voilà qu’il sorte une nouvelle version du jeu de combat phare, surnommé Champion Edition. On se dit, « c’est la même chose que pour Street Fighter IV!! »…eh bien, non. Car malgré qu’il aura un nouveau sous-titre, il y a quelques nouveautés qui s’ajoutent à ça.

En premier lieu, Street Fighter V: Champion Edition vous permet d’avoir accès à tous les personnages disponibles, aux niveaux et aux nombreux costumes dévoilés à ce jour. En tout, c’est 40 personnages, 34 niveaux et 200 costumes déjà débloqués. À noter que les contenus Capcom Pro Tour, Fighting Chances et collaboration commerciaux ne seront pas inclus.

Si ce n’est pas tout, la prochaine mise à jour gratuite, offre à tous les personnages disponibles un second V-Skill, avec son Balance Patch. Et oui, il y aura 40 personnages en tout, dont deux qui complète cette 4e saison. Les deux nouveaux personnages pour SFV sont deux boss de la série : Gill (de SF 3) et Seth (de SF 4).

Gill, le leader suprême des Illuminatis, entre en scène

Commençons par Gill, vu qu’il était disponible après la mise à jour post-CPT 2019. Le leader de la Société Secrète (les Illuminatis) a été une purge durant ses débuts dans Street Fighter 3. Principalement pour sa difficulté insensé, mais dans SF3: Third Strike, il est le seul personnage à utiliser trois Super Arts en même temps (y compris, Ressurection). De plus, il est le seul personnage dont ses coups spéciaux changent selon le côté dont il se trouve (vu qu’il maitrise la Pyro & Cyrokinésie).

« Et que la lumière fut….SERAPHIC WING!! »

Dans SFV, Gill est très différent que dans SF3. En premier lieu, il peut utiliser les attaques Pyro & Cyro, qu’importe le côté de l’écran. Et il dispose d’un attribut spéciale nommé « Anti-Type » qui, lorsqu’il frappe l’adversaire qui est affecté par un status élémentaire, résulte à un effet similaire à un contre (Feu sur Glace et vice-versa).

Pour ses V-Skills, Gill peut soit avoir accès à la parade (similaire au Mind’s Eye de Ryu) ou au Meteor Strike qui, selon le V-Trigger sélectionné (Primal Fire/Ice of Doom), change d’élément durant le match.

Et si vous êtes curieux, Gill est aussi le boss final dans la route SF3 dans le mode Arcade, et il est tout aussi chiant à affronter. Surtout qu’il a accès aux attaques V-Trigger en illimité.

Seth : le corps change, mais la cruauté reste le même

Ce qui m’amène à Seth, l’ex-PDG de S.I.N. qui se retrouve avec un design complètement différent. Juste pour précision, Seth est un androïde et malgré qu’il utilise un corps féminin (le Doll Unit Zéro), sa voix reste le même. Donc, non, ce n’est pas un changement de sexe, mais un changement de corps de combat.

« Suck…Suck…Suck!!! »

Et en parlant de changement, Seth se retrouve avec un arsenal de coups spéciaux tout nouveau. Bien-sur, son style de gameplay qui se base sur la copie de coups spéciaux, se retrouve dans son 1er V-Skill: Tanden Engine. Dès que vous touchez votre adversaire avec ce coup, vous pouvez copier l’un de ses coups spéciaux. Toutefois, elle ne peut être utilisé qu’une fois avant de recommencer le processus.
Son second V-Skill, Tanden Booster, augmente les propriétés de ses coups spéciaux de bases, avec un dash avant.

« ORAORAORAORAORA!!! »

Pour ce qui est de ses V-Triggers, Seth peut booster la puissance de ses coups spéciaux avec Tanden Ignition (aussi compatible avec les coups copiés) ou lancer une sphère dirigeable avec le Tanden Manuever. En bref, Seth est devenu plus dangereux que sa version d’origine.

En conclusion : est-ce que payer pour SFV: Championship Edition en vaut la peine ?

Pour info, la mise à jour vers Champion Edition est gratuit. Mais tout dépends si vous souhaitez avoir tout le contenu débloqué dès le départ. Vous aurez, toutefois, à gagner du Fight Money via les matchs en ligne et les défis journaliers, pour avoir la monnaie nécessaire, ce qui peut être long.

Si vous avez déjà SFV chez-vous, le kit Upgrade vous coute 25€. Par contre, si vous n’avez pas encore acheté SFV, il vous coutera 30€, à partir du 14 février 2020, sur Playstation 4 et PC.

Au final, qu’avez-vous pensé de la nouvelle MAJ de Street Fighter V ?

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