Développé par le studio sud-coréen, Stellar Blade est l’un des jeux les plus attendus exclusivement sur la Playstation 5. Cependant, derrière tout l’engouement se cache une certaine dose de négativité, mais pour des raisons peu convaincantes. Pourquoi cette critique incessante envers ce jeu ? (suite…)
En célébration des 30 ans de la Neo-Geo par SNK, voici mon top 5 des jeux sous-appréciés sur la console.
Le 26 avril 1990 sortit la Neo-Geo, le nouveau système arcade par SNK (Shin Nihon Kikaku). C’était l’un des rares systèmes arcade à proposer une version console de celui-ci, la Neo-Geo AES (Advanced Entertainment System).
Bien-sûr, ça avait un prix très élevé (pour la console) : 650$ à sa sortie aux USA (58 000 Yens), et avec l’inflation 2019, jusqu’à plus de 1 200$. Et c’est sans compter sur les jeux disponibles, qui étaient vendus à environ 200$. Ce qui explique pourquoi, avant 1991, la console était uniquement pour la location.
La Neo-Geo AES avec son joystick Arcade
Mais ce prix en valait la peine, car c’était des conversion de la version Arcade à la perfection. D’où son surnom de la « Rolls Royce » des consoles de jeux.
Avec le grand retour de SNK sur le marché, on a droit à aussi à une version mini de la Neo-Geo, avec 40 jeux inclus, à un prix abordable. Ce qui n’empêche pas les collectionneurs de chercher les originaux, malgré que certains sont très rares.
Toutefois, j’aimerais partager quelques jeux qui sont sous-appréciés durant la période d’existence du système. Il y a eu, en tout, 148 jeux sorties sur le système arcade ( 117 pour la version console). Et parmi cette liste, je ne prendrai que 5 d’entre eux.
Pour faciliter la tâche, voici quelques limites :
Pas de titres faciles comme la série King of Fighters, Metal Slug, Samurai Shodown, Fatal Fury et Art of Fighting.
Pas de jeux sortis exclusivement au Japon.
Je prendrai aussi en compte les jeux sortis uniquement sur Arcade.
Certains des jeux ne sont pas forcément présent sur la Neo-Geo X ou Neo-Geo Mini.
Les jeux home made, sortis après la fin du système, ne seront pas tenus en compte.
1# – Breakers Revenge (1998 – SNK, Visco Games)
https://youtu.be/s_zAy1wuUG8
Intro de Breakers Revenge
On commence par un jeu de combat : Breakers Revenge, par SNK et Visco Games. Il s’agit d’une version « amélioré » du premier Breakers, de 1996. S’inspirant de Street Fighter et Fatal Fury, le jeu est assez solide en terme de gameplay. Chaque personnage dispose de plusieurs super-combos, avec une limite à un stock de 3. Graphiquement, c’est aussi potable, malgré une bande-son assez décevante. Et le roster est très limité, avec seulement 8 personnages.
Je vous conseille la version Revenge, comparé à la première version, car il introduit un personnage supplémentaire (Saizo) et le boss de fin jouable via un code. Malgré tout, Breakers Revenge reste un jeu de baston solide.
2# Shock Troopers
Qui se rappelle de la série Ikari Warriors ? Le Run’n’Gun avec le joystick rotatif qui permet de changer la direction du tir ? Shock Troopers, développé par Saurus, est dans le même style, en enlevant le joystick rotative pour un gameplay plus fluide à prendre en main. Vous pouvez tirer sur les 8 directions, mais en maintenant la touche de tir, vous pouvez vous déplacer librement, tout en gardant la direction du tir. Bien-sur, l’action est intense comme tout.
Un des points positifs est le choix de jouer en solo, ou avec une équipe de 3, parmi les 8 personnages disponibles. Chacun d’entre eux possède une attaque spéciale, et peuvent vous offrir un bonus de vie, selon la route que vous sélectionnez. Le jeu aura droit à une suite, sous-titré Second Squad, qui malheureusement est inférieur au premier : 4 personnages seulement et la présentation inférieur au premier, malgré un gameplay solide.
Si vous n’avez pas essayé le 1er Shock Troopers, allez le tester.
3# Power Spikes 2
Video System, la compagnie derrière la série Aero Fighters, était aussi derrière la série Power Spikes, débutant en 1989 avec Super Volley Ball, puis en 1991 avec Power Spikes. La série était OK, pour un jeu de Volley-ball Le 2e opus, de 1994, offre quelque chose de nouveau : le choix de trois ligues. Vous avez le choix entre la ligue homme, femmes, ou mixte. Alors que les ligues hommes et femmes gardent le même style que les 2 épisodes précédents, la ligue mixte, nommé « Hyper League », est assez différent.
Hormis le style futuriste, et le fait qu’il y a des équipes plutôt que des pays, le gameplay change. Au lieu d’avoir 15 points, le but est de réduire la barre de vie de l’équipe adverse. De plus, vous disposez d’une attaque spéciale, lors de votre service ou durant l’offensive.
Alors que les graphismes et musiques sont moyens, Power Spikes 2 est un bon jeu pour les fans de volley.
#4 – Ninja Master’s
Le troisième jeu de combat par ADK : le même studio derrière Agressors of Dark Kombat et la série World Heroes. Ninja Master’s (aussi appelé Haō Ninpō Chō) s’inspire de Samurai Shodown, l’autre série de jeu de combat avec armes blanches sur la Neo Geo, tout en offrant quelques ajustements. En premier lieu, chaque personnages peuvent dégainer ou rengainer leur armes, qui changent la propriété de certains coups spéciaux.
D’ailleurs, pour 1996, la présentation graphique est au top et la maniabilité est très fluide, gardant certains tropes des jeux de baston par SNK (comme le super combo quand la barre de vie est au rouge). Malgré un roster assez limité (10 personnages + 2 boss), Ninja Master’s est une bonne alternative.
#5 – Neo Turf Masters
Et on termine avec un jeu de golf. Oui, ça me surprends aussi, vu que la plupart des simulations de golfs peuvent être ennuyeux. Mais celui-ci est un excellent jeu de golf dans le style Arcade. Neo Turf Masters, alias Big Tournament Golf, est co-développé par Nazca, le même studio derrière la série Metal Slug (du moins, les 3 premiers épisodes). D’ailleurs, c’est le premier jeu réalisé par Nazca, datant du 29 janvier 1996.
Vous avez le choix entre 6 golfeurs, avec des attributs différents, et le choix entre 4 courses de 18 trous. La jouabilité est simple à prendre en main, avec un bouton pour gérer la puissance et précision du tire (A) et deux pour courber votre tire (B/C). Quant à la présentation graphique et sonore, c’est du tout beau, surtout pour la bande-originale du jeu
Si Windjammers est parvenu à avoir un remake/suite, pourquoi pas Neo Turf Masters ? Aux fans de jeux de golf, c’est à avoir dans votre collection !
Ceci conclut mon top 5 des jeux sous-appréciés sur la Neo-Geo. Avez-vous d’autres exemples de jeux qui mérite un peu d’attention ? N’hésitez pas à les partager en commentaires.
Annoncé après le North America Regional Finals, Capcom annonce une nouvelle version de Street Fighter V, nommé Champion Edition.
Street Fighter V sera connu comme étant un bazar sans fin. Du moins, pour la version de base. Capcom s’était rattrapé avec Arcade Edition, offrant plusieurs modes bonus et un mode Arcade de base, avec l’ajout de personnages DLC à travers ses 4 saisons.
Mais voilà qu’il sorte une nouvelle version du jeu de combat phare, surnommé Champion Edition. On se dit, « c’est la même chose que pour Street Fighter IV!! »…eh bien, non. Car malgré qu’il aura un nouveau sous-titre, il y a quelques nouveautés qui s’ajoutent à ça.
En premier lieu, Street Fighter V: Champion Edition vous permet d’avoir accès à tous les personnages disponibles, aux niveaux et aux nombreux costumes dévoilés à ce jour. En tout, c’est 40 personnages, 34 niveaux et 200 costumes déjà débloqués. À noter que les contenus Capcom Pro Tour, Fighting Chances et collaboration commerciaux ne seront pas inclus.
Si ce n’est pas tout, la prochaine mise à jour gratuite, offre à tous les personnages disponibles un second V-Skill, avec son Balance Patch. Et oui, il y aura 40 personnages en tout, dont deux qui complète cette 4e saison. Les deux nouveaux personnages pour SFV sont deux boss de la série : Gill (de SF 3) et Seth (de SF 4).
Gill, le leader suprême des Illuminatis, entre en scène
Commençons par Gill, vu qu’il était disponible après la mise à jour post-CPT 2019. Le leader de la Société Secrète (les Illuminatis) a été une purge durant ses débuts dans Street Fighter 3. Principalement pour sa difficulté insensé, mais dans SF3: Third Strike, il est le seul personnage à utiliser trois Super Arts en même temps (y compris, Ressurection). De plus, il est le seul personnage dont ses coups spéciaux changent selon le côté dont il se trouve (vu qu’il maitrise la Pyro & Cyrokinésie).
« Et que la lumière fut….SERAPHIC WING!! »
Dans SFV, Gill est très différent que dans SF3. En premier lieu, il peut utiliser les attaques Pyro & Cyro, qu’importe le côté de l’écran. Et il dispose d’un attribut spéciale nommé « Anti-Type » qui, lorsqu’il frappe l’adversaire qui est affecté par un status élémentaire, résulte à un effet similaire à un contre (Feu sur Glace et vice-versa).
Pour ses V-Skills, Gill peut soit avoir accès à la parade (similaire au Mind’s Eye de Ryu) ou au Meteor Strike qui, selon le V-Trigger sélectionné (Primal Fire/Ice of Doom), change d’élément durant le match.
Et si vous êtes curieux, Gill est aussi le boss final dans la route SF3 dans le mode Arcade, et il est tout aussi chiant à affronter. Surtout qu’il a accès aux attaques V-Trigger en illimité.
Seth : le corps change, mais la cruauté reste le même
Ce qui m’amène à Seth, l’ex-PDG de S.I.N. qui se retrouve avec un design complètement différent. Juste pour précision, Seth est un androïde et malgré qu’il utilise un corps féminin (le Doll Unit Zéro), sa voix reste le même. Donc, non, ce n’est pas un changement de sexe, mais un changement de corps de combat.
« Suck…Suck…Suck!!! »
Et en parlant de changement, Seth se retrouve avec un arsenal de coups spéciaux tout nouveau. Bien-sur, son style de gameplay qui se base sur la copie de coups spéciaux, se retrouve dans son 1er V-Skill: Tanden Engine. Dès que vous touchez votre adversaire avec ce coup, vous pouvez copier l’un de ses coups spéciaux. Toutefois, elle ne peut être utilisé qu’une fois avant de recommencer le processus. Son second V-Skill, Tanden Booster, augmente les propriétés de ses coups spéciaux de bases, avec un dash avant.
« ORAORAORAORAORA!!! »
Pour ce qui est de ses V-Triggers, Seth peut booster la puissance de ses coups spéciaux avec Tanden Ignition (aussi compatible avec les coups copiés) ou lancer une sphère dirigeable avec le Tanden Manuever. En bref, Seth est devenu plus dangereux que sa version d’origine.
En conclusion : est-ce que payer pour SFV: Championship Edition en vaut la peine ?
Pour info, la mise à jour vers Champion Edition est gratuit. Mais tout dépends si vous souhaitez avoir tout le contenu débloqué dès le départ. Vous aurez, toutefois, à gagner du Fight Money via les matchs en ligne et les défis journaliers, pour avoir la monnaie nécessaire, ce qui peut être long.
Si vous avez déjà SFV chez-vous, le kit Upgrade vous coute 25€. Par contre, si vous n’avez pas encore acheté SFV, il vous coutera 30€, à partir du 14 février 2020, sur Playstation 4 et PC.
Au final, qu’avez-vous pensé de la nouvelle MAJ de Street Fighter V ?
Enfin sortie en occident sur Smartphones, voici mes premières impressions sur le jeu King of Fighters All Star. Un beat’em all classique à la sauce KOF.
Pour ceux qui ne sont pas familier avec la série, voici un récapitulatif condensé.
The King of Fighters (KOF) est la série phare de jeux de baston par le studio SNK (à ne pas confondre avec L’Attaque des Titans). C’est la première série qui regrouper plusieurs licences de SNK dans un jeu de baston, principalement Fatal Fury, Art of Fighting, Psycho Soldiers et Ikari Warriors. Aussi, des personnages originaux sont inclus pour compléter le roster. King of Fighters était assez innovant depuis ses débuts en 1994. Les combats se font par équipe de 3 contre 3 et mélangent les mécanismes utilisé dans FF et AOF.
Bien qu’il soit dans l’ombre d’autres franchises à succès, KOF est encore d’actualité, avec son 14e opus (King of Fighters XIV), l’inclusion des personnages dans d’autres jeux et le 15e opus prévu pour 2020.
Mais en attendant, les joueurs de Smartphones pourront profiter de cette nouvelle gemme par SNK.King of Fighters All Star (développé par Netable) vient de sortir en occident le 22 octobre 2019, un an après sa sortie officielle au Japon (26 juillet).
« If you can hear behind me now, it’s what they call blue death. »
La saga King of Fighters : pour les nuls
Pour aller dans l’essentiel, KOF All Star reprend les 3 arc principaux de la série : l’arc Orochi (’94 – ’97), l’arc NESTS (’99 – 2001) et l’arc Ash Crimson (2003 – XIII). Si vous êtes encore inconnus à la série, le jeu s’en sort bien à donner les points essentiels de la série, concernant les personnages et l’histoire du jeu. Le tout dans une histoire originale où vous incarnez un amnésique qui participe aux tournois pour retrouver sa mémoire.
En ce moment, les épisodes de ’94 à ’98 sont disponibles.
Concernant les personnages disponible, vous avez accès à tous les personnages qui sont apparus dans la série, ce qui en fait un paquet, si on compte les variantes de chacun d’entre eux. Bien-sûr, le roster est inférieur à la version japonaise qui compte plus de personnages accessible. Sans compter les personnages crossover, comme ceux de Samurai Shodown, Tekken et même Gintama. Heureusement que ces personnages seront disponible pour nous, à travers les mises à jour (sauf pour Gintama).
Vous avez plusieurs modes, hormis le mode histoire. Vous avez les quêtes événementiels, le contre-la-montre, les match amicaux et avec classement et les donjons de puissance. Certains modes sont à débloquer via votre rang, ce qui vous oblige à jouer, du moment que vous avez encore des points d’actions sur vous.
La dream team de tes rêves
Concernant le gameplay, c’est un beat’em-up des plus basiques. Vous avez une attaque de base et deux compétences spéciaux, au départ. Votre équipe est composé de 3 personnages, que vous sélectionnez avant de commencer. Et chaque membre aura droit à un striker, qui peut servir d’attaquant ou de soutien, offrant un bonus à votre personnage.
Un point important, c’est que la composition du groupe peut vous donner un bonus qui peut vous aider dans la partie. Par exemple, avoir une équipe composé uniquement de femmes, ou issus du même épisode, ou du même pays. Même chose pour le choix du Striker.
C’est à ce moment là, qu’il comprend…ça va faire mal !
Comme tout bon jeu avec un roster énorme, vous aurez à les gérer. C’est à dire, augmenter leur niveau et leur rang, débloquer de nouvelles compétences ou bonus, ou booster leur stats. Il faudra, bien-sûr, grinder du matériel à travers les challenges ou répéter les épisodes pour économiser votre or.
Par contre, chaque personnage peut être équipé d’une carte de combat. Ces cartes peuvent offrir un bonus ou permettre d’accéder à leur ultra combo. Mais là encore, il faut pouvoir accéder à ces cartes durant le jeu.
Une aventure long à travers les années KOF
Pour accéder au contenu que propose le jeu, il faudra gagner en rang. Rien de plus simple que d’aller à travers le mode Histoire. C’est notamment par là que vous devrez passer, si vous souhaitez débloquer les options pour optimiser vos personnages.
D’ailleurs, pour débloquer les personnages, vous aurez à collecter des cristaux rouges. Vous en obtenez avec les missions quotidiennes, lorsque vous vous connectez chaque jour ou en accomplissant les quêtes à travers les missions. En moyenne, espérez une centaine de cristaux rouges (100 pour un personnage, 900 pour le lot de 10). Sans à dépenser de l’argent, il est possible d’avoir une équipe solide et même de débloquer (avec un peu de chance) des personnages de haut-niveau.
Au final, King of Fighters All-Stars est un bon jeu pour ceux qui veulent débuter dans la série. Si vous aimez les beat’em up, c’est un bon jeu pour passer le temps.
Bien-sûr, je vous recommande d’essayer les jeux de bastons pour bien rentrer dans le bain. De préférence : ’96, ’98, 2002, XI, XIII et XIV. De quoi patienter, en attendant KOF XV.
C’est la grande rentrée, et il est temps de revenir sur la série de baston écolière par Capcom : Rival Schools. Retour sur cette série sous-appréciée.
Revenons dans l’année 1997, dans le jeu vidéo, ou la 3D devient la norme pour les développeurs. Le site JeuxVidéo.com est mis en ligne pour la première fois sur la toile, Sega met fin à la production de la Megadrive et la Game Gear et la Nintendo 64 entre en scène en Europe. Parmi les meilleurs jeux vidéo sortie durant cette année, on a par exemple :
Castlevania: Symphony the Night
Super Mario 64
Crash Bandicoot 2
Goldeneye 007
Final Fantasy 7
Côté Arcade, Capcom sort une petite merveille sur la Capcom ZN-2. Le jeu en question est Rival Schools: United by Fate. Aussi appelé au Japon Shiritsu Justice Gakuen: Legion of Heroes (un titre assez « Bad Ass »). Sortie en Novembre 1997 sur Arcade, il sera porté en 1998 sur la Playstation (celui dont je suis le plus familier). Parmi les jeux de combats sous-appréciés par Capcom, celui-ci est assez unique. Pas seulement du fait qu’on y retrouve un casting composés d’étudiants et de professeurs. Mais ça reste un bon jeu, et vous allez savoir pourquoi.
Artwork épique de Rival Schools par Shinya « Edayan » Edaki.
Pour l’honneur de mon école !
Le synopsis du premier Rival Schools est que plusieurs kidnappings d’étudiants et employés de lycées ont eu lieu dans la ville d’Aoharu City. Les personnages, issus de 5 lycées, ont leur motivations pour savoir ce qui se cache derrière ces enlèvements. Le roster est composé de 14 personnages, représentant les lycées de Taiyo, Gorin, Gedo, Pacific et Justice. Si on compte les deux boss Raizo et Hyo, la version alternative d’Akira et Sakura de la série Street Fighter, il y a 18 personnages total dans la version Arcade.
Hoooooomerun !!!
Pour le gameplay, c’est un 2 contre 2 en 2.5D, utilisant seulement 4 boutons d’attaques (similaire aux jeux de bastons de la Neo-Geo). Après la fin d’un round, les joueurs peuvent changer de personnages. Toutefois, les combats restent strictement en 1 contre 1 (on y reviendra plus tard sur le système de partenaire).
Chaque personnage dispose de coups spéciaux, dans le même style que Street Fighter. Mais il garde un système de combos similaire à la série Marvel vs Capcom (Launcher, Course, Super Saut). Toutefois, le jeu propose divers mécaniques de défense :
Tardy Counter : vous pouvez contre-attaquer lorsque vous êtes en défense. Similaire au Alpha Counter, sauf qu’il ne coute aucune barre de spécial.
Ditching : un déplacement latéral qui permet d’esquiver la plupart des projectiles ou (avec un bon timing), vous permet de vous mettre derrière l’adversaire.
Attack Cancel : la possibilité de parer les attaques (projectiles inclus) avec une attaque normal. Alors qu’il permet de gagner une barre de spéciale, ça ne fonctionne pas pour les attaques au coups multiple. Aussi, le timing est strict à réaliser.
Ce qui m’amène avec le système de partenaire ou Team-up Attack. Chaque personnage dispose d’un Team-Up Attack. Coutant 2 barre de spéciales, ces attaques peuvent infliger des dégâts importants. Seuls les personnages Hinata, Natsu, Tiffany et Kyoko peuvent offrir un boost à votre personnage, que ce soit regagner de la vie ou augmenter la barre de spéciale.
Alors, comme ça, on sèche les cours ?
Pour ce qui est de la présentation, les graphismes sont acceptables pour cette période, tournant à un bon 60 fps. Malgré que le visage de certains personnages sont….questionnables. Ce n’est pas sans compter la musique qui est excellente ! Setsuo Yamamoto a encore assuré en tant que compositeur chez Capcom. Et si vous ne l’avez pas encore écouté, faites-le de suite !
Un portage réussi sur Playstation
Rival School: United by Fate sera porté sur la Playstation en 1998. Le jeu est divisé en deux disques : Arcade et Evolution (une première pour un jeu de baston sur la PSX). Alors que la version Arcade contient les modes de bases (Arcade, Versus, Survie, Entraînement,…), le CD Evolution contient quelques modes bonus. D’abord des mini-jeux basés, ainsi qu’un mode Leçon pour apprendre les bases du jeu. Aussi, deux personnages supplémentaires sont inclus dans le roster : Daigo et Hayato. Enfin, des version alternatives pour Hinata, Natsu, Tiffany et Kyoko peuvent être débloqués durant le jeu.
Mais la grande surprise pour ceux qui ont la version japonaise, est le mode « School Live » (ou « Nekketsu Seisyun Nikki »). Un mixte entre création de personnage et simulation de drague, vous pouvez améliorer votre personnage au fil de votre année scolaire. Cerise sur le gâteau, vous pouvez l’utiliser dans n’importe quel mode, sauf Arcade. Malheureusement, ce mode ne sera pas porté hors du Japon. Certainement une faute de temps pour traduire tous les textes). Seuls 24 personnages issus de ce mode seront inclus dans le jeu, ce qui n’est pas rien (?).
Extrait du mode de création de personnage, exclut de la version US/EU.
Mais les exclusivités au Japon, il y en a encore. Un update du jeu Rival School, nommé Shiritsu Justice Gakuen: Nekketsu Seisyun Nikki 2, sortira le 24 juin 1999 sur la Playstation. Le jeu rajoute deux nouveaux personnages (Ran et Nagare), deux nouveaux mini-jeux (Course à pied et Dance-off) ainsi qu’une version revue du mode School Life. De plus, il est compatible avec la Pocketstation, malgré qu’on ne sait pas plus sur ses additions.
Avouez ! Vous êtes ici pour l’histoire.
Tu ne touches pas à mon goûter !
En 2000, Capcom sort la suite de Rival School, nommé Project Justice: Rival School 2 (ou Moero! Justice Gakuen au Japon). D’abord sur le système arcade Sega Naomi, il sera porté l’année suivante sur la Sega Dreamcast.
Avec des le rajout de nouveaux personnages (pour un total de 29), le gameplay à changé du 2 vs 2 au 3 vs 3. Pour les attaques par équipe, vous pouvez faire un team-up attack, ou un Party-up Technique qui permet d’invoquer les 3 personnages en même temps, pour une attaque dévastatrice, au prix de toute la barre de spéciale. De plus, il est possible d’effectuer un Team-up Cancel pour annuler un Team-up Attack, durant le laps de 5 secondes.
« My squad, my squad, bitch I’m down for my squad »
Toutefois, le point faible va vers le portage sur Dreamcast qui n’offre pas de contenus additionnels. Il n’y a pas de mini-jeux, mais le mode School Life est encore disponible, mais différent des épisodes précédents. Exit le style « simulation de drague », pour un style « Jeu de société ». Ce qui est assez décevant.
Tristement, Project Justice: Rival Schools 2 sera le dernier épisode de la série. Hormis l’apparition dans des spin-off (Capcom vs SNK, Tasunoko vs Capcom et Project X Zone), rien n’est sur pour une possible résurrection de la série.
Quand pour un Rival Schools 3 ?
Dans une interview avec Dual Shockers, Hideaki Itsuno, directeur de la série aimerai faire un Rival Schools 3, si Capcom lui donnait les moyens. Une opportunité de mettre fin à la série.
Pour conclure, ceux qui aiment la baston version « lycée japonais » seront intéressés par Rival Schools. Je vous laisse d’ailleurs, avec l’intro épique sur la Playstation. Bonne rentrée à tous !
Le deuxième gros projet financé sur Kickstarter, Bloodstained: Ritual of the Night, viens de sortir sur PC et Consoles. Ceci sont mes impressions du Metroidvania par Koji Igarashi.
Le financement participatif est comme une épée à double tranchant. Il peut aller du succès au flop en un instant, surtout que les fans contribuent pour leur développement. Surtout quand il s’agit d’un jeu vidéo. On a des exemples de jeux à succès comme Superhot, Shovel Knight ou FTL: Faster than Light. D’autres, peuvent être des flops épiques, comme l’a été pour Might No.9 par le papa de Megaman, Keiji Inafune.
Ce qui nous amène au premier projet le plus contribué sur Kickstarter (avant l’annonce de Shenmue 3) : Bloodstained: Ritual of the Night, par l’ex-employé chez Konami, Koji « Igavania » Igarashi.
Un projet mouvementé qui a duré 4 ans
Avant d’aller dans le jeu, il faut d’abord parler du projet Kickstarter derrière Bloodstained: ROTN. La campagne a débuté le 11 mai 2015, un an après le départ d’Igarashi de Konami. Le projet était supervisé par les mêmes personnes derrière la campagne de Mighty No.9, à savoir Inticreates, 2 Player Production et Fangamer.
La campagne Kickstarter, était un succès avec une cagnotte de plus de 5 millions de $ (5 545 991 $). Il était le projet de jeu vidéo le plus contribué sur Kickstarter, avant Shenmue 3, avec la cagnotte de 6 millions de $.
Cependant, le développement du jeu n’était pas aussi plaisant. Surtout avec les nombreux Stretch Goals promis, mais aussi le flop de Mighty No.9. Au moins, le jeu avait un an supplémentaire pour apprendre des erreurs du pseudo-Megaman, mais est-ce suffisant ?
Entretemps, le jeu retro Bloodstained: Curse of the Moon, sortait sur consoles et PC. Et il était très bien reçu par les joueurs, s’inspirant grandement de Castlevania 3: Dracula’s Curse, avec ses nombreux personnages jouables.
Le 18 juin 2019, Bloodstained: ROTN sort officiellement sur PC, Playstation 4, Xbox One et Nintendo Switch. Les seuls ports qui n’ont pas été inclus sont ceux sur PS Vita, Linux, Mac et Wii U (ce dernier étant discontinu).
Ce n’est plus l’ordre d’Ecclesia
Durant la révolution industrielle du 18e siècle, une horde de démons ravage les villes anglophones. Craignant leur disparition, la Guilde des Alchimistes parvient à créer des Cristalliseurs : des êtres humains capable d’exploiter la puissance des démons, à travers des cristaux. Sauf que les alchimistes, en sacrifiant ces Cristalliseurs, ont laissé passé les démons vers le monde réel, faisant de nombreuses victimes. L’invasion à, heureusement, été repoussé. Toutefois, deux Cristalliseurs ont survécu au rituel de sacrifice : Gebel et Miriam. Sauf que Miriam, se retrouve dans un coma profond.
Dix ans plus tard, Miriam se réveille de son coma, alors que les démons réapparaissent. Cette fois-ci, sous le contrôle de Gebel. Et le cauchemar recommence.
En voyant le synopsis, on y retrouve des points similaires à Castlevania: Order of Ecclesia. A la différence que Miriam montre plus d’émotions, comparé à Shanoa. Et il y a un lien de « fraternité » entre elle et Gebel, similaire à Shanoa et Albus.
Jusqu’ici, ce sont les premiers détails sur l’histoire du jeu. Pour ce qui est du gameplay : si vous êtes familier avec le style Metroidvania, vous n’avez aucun problème à y jouer. Le jeu repose sur l’exploration ainsi que le dégommage de démons. Vous gagnez en niveau pour devenir plus fort, vous collectez une masse d’armes et accessoires, et vous avez à battre divers boss pour avancer dans le château.
Les objets peuvent être récupérés par les monstres, dans les coffres, à acheter au magasin ou via l’alchimie. Dans le village d’Arrantville, Johannes vous offre la possibilité de convertir les matériaux récupérés dans votre expédition en armes ou équipement. Vous pouvez aussi faire des plats pour booster vos stats et récupérer de la vie ou convertir les armes en trop en matériaux.
Et plus tard dans le jeu, vous pouvez customiser Miriam avec une nouvelle coupe de cheveux, et changer la couleur du personnage.
Miriam dans toute sa splendeur.
Attrapez-les tous, ces fragments !
Ce qui m’amène aux fragments. Au même titre que Aria/Dawn of Sorrow, chaque monstre (ou du moins, pas tous), peut vous offrir un fragment. Ces fragments fonctionne comme la magie dans le jeu. Chaque fragment ont un code couleur, ayant sa fonctionnalité :
Rouge pour lancer des sorts uniques
Violet pour les sorts directionnels (stick analogue droit + R2/RT)
Bleu pour les manipulation de l’environnement & transformations
Vert pour invoquer les familiers
Jaune pour booster vos capacités
Blanc pour débloquer des techniques permanent (double saut, raccourci, …)
L’apparition des fragments reste aléatoire, se basant sur votre chance. Et il est possible de collecter plusieurs fois la même capacité, sauf pour les fragments blancs. Mais il est aussi possible d’augmenter leur puissance via l’alchimie. Avec les matériaux adéquates, vous pouvez augmenter leur rang pour booster leur puissance.
Prépare-toi à te prendre une savate ! WATAAAH!!!
Pour le reste, les villageois vous propose divers quêtes à accomplir, pour gagner du matériel ou des objets, sans passer par l’exploration. Et c’est toujours un plaisir d’apprendre plus sur la plupart des villageois.
Un jeu indépendant de qualité, mais pas parfait
Pour la présentation graphique, le jeu n’est pas si moche. L’atmosphère gothique est présent, les modèles sont bien détaillé, et le jeu est mieux rendu que dans la version beta. Sans compter que les illustrations sont réalisés par Ayami Kojima (celle derrière les couvertures de jeux Castlevania) et le légendaire illustrateur de Final Fantasy : Yoshitaka Amano Malgré que c’est assez bizarre de voir les membres dépasser le mur, juste pour voir s’il y a une zone secret. Mais là-encore, le jeu est 2.5D.
Côté musique, ça reste du lourd ! Michiru Yamane, qui avait composé pour plusieurs titres de Castlevania, est de retour pour Bloodstained. Elle est accompagnée par Ippo Yamada (Inti Creates), qui lui aussi offre des musiques atmosphériques au jeu.
Pour les voix, vous serez satisfait selon le choix entre l’anglais ou le japonais. Côté anglais nous avons :
Miriam – Erica Lindbeck (Cassie Cage de MK11, Futaba Sakura, Blaze the Cat,…)
Gebel – Ray Chase (Noctis de FFXV, Mitsurugi de Soul Calibur 6,…)
Johanness – Benjamin Diskin (Megaman de Megaman 11,…)
Zangetsu – David Hayter (Solid Snake de Metal Gear Solid)
Orlok Dracule – Robert Belgrade (Alucard de Castlevania: SOTN)
Et pour les puristes japonais (même ordre) :
Ami Koshimizu (Kallen de Code: Geass, Ryuko de Kill la Kill,…)
Shusaku Shirakawa (Kiji de Blood Lad)
Kazuyuki Okitsu (Jonathan Joestar de Jojo’s Bizarre Adventure,..)
Hiroki Yasumoto (Agni de Black Butler, Sado de Bleach, Guile de Street Fighter IV et V,…)
Ryotaro Okiayu (Zero de Megaman X, Byakuya Kuchiki de Bleach,…)
Mais le plus gros soucis vient sur le portage sur la Switch. Non seulement que le jeu est restreint à la résolution 720p/60fps, le jeu souffre de lag graphique et d’inputs, même en mode « Dock ».
Vidéo test de Bloodstained (Switch) par Spawn Wave
Au final, Bloodstained est-il un pari réussi ?
Igarashi a réussi à redonner gout à l’univers Metroidvania. Au final, Bloodstained: Ritual of the Night rend justice à donner un successeur à la série Castlevania. Bien que ça soit un copié-collé des jeux Dawn of Sorrow et Order of Ecclesia, il arrive à s’éloigner de ses prédécesseurs en s’offrant une identité différente. Bien-sûr, le jeu garde certains points faibles, notamment pour ceux qui ont eu le jeu sur Switch. Mais, on espère que ces problèmes seront fixés dans le futur.
Une autre bonne nouvelle est que les futurs DLC, seront disponibles dans le future. Ce qui inclut de nouveaux personnages, un mode multijoueur ainsi que des modes inédits (Classique, Boss Rush, Rogue Like,…).
Si vous aimez les actions RPG, ou si vous êtes un fan de la série Castlevania (voir des Metroidvania en général), Bloodstained: Ritual of the Night va vous satisfaire.
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