King of Fighters All Star – Premières impressions

King of Fighters All Star – Premières impressions

Enfin sortie en occident sur Smartphones, voici mes premières impressions sur le jeu King of Fighters All Star. Un beat’em all classique à la sauce KOF.

Pour ceux qui ne sont pas familier avec la série, voici un récapitulatif condensé.

The King of Fighters (KOF) est la série phare de jeux de baston par le studio SNK (à ne pas confondre avec L’Attaque des Titans). C’est la première série qui regrouper plusieurs licences de SNK dans un jeu de baston, principalement Fatal Fury, Art of Fighting, Psycho Soldiers et Ikari Warriors. Aussi, des personnages originaux sont inclus pour compléter le roster.
King of Fighters était assez innovant depuis ses débuts en 1994. Les combats se font par équipe de 3 contre 3 et mélangent les mécanismes utilisé dans FF et AOF.

Bien qu’il soit dans l’ombre d’autres franchises à succès, KOF est encore d’actualité, avec son 14e opus (King of Fighters XIV), l’inclusion des personnages dans d’autres jeux et le 15e opus prévu pour 2020.

Mais en attendant, les joueurs de Smartphones pourront profiter de cette nouvelle gemme par SNK. King of Fighters All Star (développé par Netable) vient de sortir en occident le 22 octobre 2019, un an après sa sortie officielle au Japon (26 juillet).

« If you can hear behind me now, it’s what they call blue death. »

La saga King of Fighters : pour les nuls

Pour aller dans l’essentiel, KOF All Star reprend les 3 arc principaux de la série : l’arc Orochi (’94 – ’97), l’arc NESTS (’99 – 2001) et l’arc Ash Crimson (2003 – XIII). Si vous êtes encore inconnus à la série, le jeu s’en sort bien à donner les points essentiels de la série, concernant les personnages et l’histoire du jeu. Le tout dans une histoire originale où vous incarnez un amnésique qui participe aux tournois pour retrouver sa mémoire.

En ce moment, les épisodes de ’94 à ’98 sont disponibles.

Concernant les personnages disponible, vous avez accès à tous les personnages qui sont apparus dans la série, ce qui en fait un paquet, si on compte les variantes de chacun d’entre eux. Bien-sûr, le roster est inférieur à la version japonaise qui compte plus de personnages accessible. Sans compter les personnages crossover, comme ceux de Samurai Shodown, Tekken et même Gintama. Heureusement que ces personnages seront disponible pour nous, à travers les mises à jour (sauf pour Gintama).

Vous avez plusieurs modes, hormis le mode histoire. Vous avez les quêtes événementiels, le contre-la-montre, les match amicaux et avec classement et les donjons de puissance. Certains modes sont à débloquer via votre rang, ce qui vous oblige à jouer, du moment que vous avez encore des points d’actions sur vous.

La dream team de tes rêves

Concernant le gameplay, c’est un beat’em-up des plus basiques. Vous avez une attaque de base et deux compétences spéciaux, au départ. Votre équipe est composé de 3 personnages, que vous sélectionnez avant de commencer. Et chaque membre aura droit à un striker, qui peut servir d’attaquant ou de soutien, offrant un bonus à votre personnage.

Un point important, c’est que la composition du groupe peut vous donner un bonus qui peut vous aider dans la partie. Par exemple, avoir une équipe composé uniquement de femmes, ou issus du même épisode, ou du même pays. Même chose pour le choix du Striker.

C’est à ce moment là, qu’il comprend…ça va faire mal !

Comme tout bon jeu avec un roster énorme, vous aurez à les gérer. C’est à dire, augmenter leur niveau et leur rang, débloquer de nouvelles compétences ou bonus, ou booster leur stats. Il faudra, bien-sûr, grinder du matériel à travers les challenges ou répéter les épisodes pour économiser votre or.

Par contre, chaque personnage peut être équipé d’une carte de combat. Ces cartes peuvent offrir un bonus ou permettre d’accéder à leur ultra combo. Mais là encore, il faut pouvoir accéder à ces cartes durant le jeu.

Une aventure long à travers les années KOF

Pour accéder au contenu que propose le jeu, il faudra gagner en rang. Rien de plus simple que d’aller à travers le mode Histoire. C’est notamment par là que vous devrez passer, si vous souhaitez débloquer les options pour optimiser vos personnages.

D’ailleurs, pour débloquer les personnages, vous aurez à collecter des cristaux rouges. Vous en obtenez avec les missions quotidiennes, lorsque vous vous connectez chaque jour ou en accomplissant les quêtes à travers les missions. En moyenne, espérez une centaine de cristaux rouges (100 pour un personnage, 900 pour le lot de 10). Sans à dépenser de l’argent, il est possible d’avoir une équipe solide et même de débloquer (avec un peu de chance) des personnages de haut-niveau.

Au final, King of Fighters All-Stars est un bon jeu pour ceux qui veulent débuter dans la série. Si vous aimez les beat’em up, c’est un bon jeu pour passer le temps.

Bien-sûr, je vous recommande d’essayer les jeux de bastons pour bien rentrer dans le bain. De préférence : ’96, ’98, 2002, XI, XIII et XIV. De quoi patienter, en attendant KOF XV.

Site officiel de KOF All star

L’importance du Crossplay Cosplay – jouer le sexe opposé

Jouer un personnage qui est du sexe opposé, c’est ce qu’on appelle le crossplay cosplay. Pourquoi cette pratique est-il si fascinant, et pourquoi la soutenir ?

J’avais côtoyer l’univers du cosplay depuis un bon moment. J’avais vu le meilleur, mais aussi le pire de cet univers. Ce n’est pas pour dire que je me lance dans la création de costumes (niveau crafting, c’est zéro). Mais c’est avant tout pour soutenir ceux et celles qui donnent de leur temps pour devenir leur personnage favori en costume. C’est notamment le cas avec le Crossplay Cosplay, où l’art d’interpréter un personnage du sexe opposé à l’interprète.

Mais qu’est ce que le Crossplay Cosplay ?

Le Crossplay, dans le monde du cosplay, c’est d’incarner un personnage du sexe opposé au sien. Attention, il ne faut pas confondre avec le Genderbend (alias la règle 63). Ici, on incarne un personnage en changeant son sexe (Solid Snake féminin, Lara Croft masculin,…). Le style de Crossplay peut être classique ou « ironiquement » (sans cache son genre au public).

L’art du Crossplay n’est pas né avec la pratique du cosplay. On peut le lier avec le cross-dressing, voir le travestissement. On peut aller loin en citant divers figures historiques, comme pour s’être fait passer pour une personne du sexe opposé (Jeanne d’Arc, Hua Mulan, Marcel Duchamps), voir dans le domaine artistique, comme au théâtre, ou même dans la culture folklorique. Pour dire que le Crossplay n’est pas quelque chose de nouveau.

Pourquoi soutenir la pratique du crossplay ?

Avant tout de chose, il faut savoir que je ne pratique pas le cosplay. Je reste avant tout intéressé par cet univers, sans pour autant me lancer dans la pratique. Toutefois, je soutien la mention que le cosplay est pour tous, ainsi que leur pratique, dont le crossplay.

Sauf s’il s’agit de fait du style ironique (ergo sans maquillage ou props), c’est autant plus de boulot à réalisé dans la conception du costume, mais aussi le make-up et le travail des gestes. Pour un homme, il s’agit d’enlever les ombrages, raser la barbe, se faire une fausse poitrine, ou autre. C’est aussi un travail de double interprétation. Il ne s’agit pas d’incarner un personnage, mais aussi un genre différent. De plus, certains cosplayers de haut niveau peuvent facilement tromper l’œil du public. Ce qui reste surprenant !

Mais avec le développement du crossplay, vient le soucis des préjugés par le grand public. Cela peut entraîner des jugements négatives envers ceux qui le pratiquent. Mais il faut savoir que le crossplay n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle, mais plus par plaisir d’interpréter un personnage qui leur tiens à cœur, malgré la peur du regard des autres. Et il y a eu même des instances où l’on voit des mots d’encouragements et des remarques positives quand à leur résultat.

Au final, le crossplay est une façon d’interpréter un genre. Malgré que la plupart ont du mal à l’accepter, la communauté reste très ouvert et tolérant à cette pratique. Et ça, c’est une bonne chose !

Sinon : que pensez-vous de la pratique du crossplay ? Est-ce que vous le pratiquez ? Quels ont été les retours avec la communauté et le grand public ?

(Image en avant : Bridget de Guilty Gear)

Affaire Zoë Quinn : quand un suicide montre une faille sur les médias sociaux

Affaire Zoë Quinn : quand un suicide montre une faille sur les médias sociaux

Après le suicide d’Alec Holowka, suite aux accusation par Zoë Quinn, les médias sociaux montrent une faille contre les allégations en ligne.

(Disclaimer : N’allez pas harceler Zoë Quinn, ni les personnes impliquées durant cet affaire. Le but n’est pas de faire la chasse à la sorcière, mais de regarder les détails de cette histoire. Si vous souhaitez débattre, les commentaires sont ouverts).

Il y a une raison pourquoi la société utilise le procès équitable, à l’opposé de la loi de la populace. Car chaque personne est jugé innocent, tant qu’on ne lui prouve pas sa culpabilité. Mais on y trouve un retour à cette vielle loi, à travers les réseaux sociaux. Protégé(e) derrière son écran, n’importe qui peut lancer des allégations contre un tel, transformant le public en potentiel bourreau.

C’est malheureusement ce qui se passe avec la situation entre la développeuse de jeux vidéo et féministe, Zoe Quinn, et le récemment défunt Alec Holowka. Ne prenant pas compte si ces accusations sont bien fondés, voici un exemple de comment ne pas utiliser les réseaux sociaux pour dénoncer un crime.

Une relation qui se termine en tragédie

Pour ceux qui ne connaissent pas Zoe Quinn, voici un court synopsis. Chelsea Van Valkenburg (nom réel) est une développeuse de jeux vidéo, qui était au centre de la contreverse du Gamergate.

Alors qu’elle est connue pour une seule jeu (Depression Quest), sa connexion avec des personnes haut placés dans l’industrie du jeu vidéo (développeurs et journalistes). Cependant, à travers différents leaks et témoignages, elle semblerait avoir les traits d’une personne atteinte de troubles de la personnalité Borderline, voir antisociale.

Quant à Alec Holowka, il était un développeur, designer et musicien indépendant. Parmi les jeux où il était impliqué, on y trouve :

  • I’m OK – A Murder Simulator
  • Aquaria
  • Towerfall: Ascension
  • Night in the Woods.

Sur son Facebook, il annonçai, durant son 33e anniversaire, qu’il souffre de Distorsion Cognitive, mais qu’il suit une thérapie pour passer outres ses impulsions.

Selon son témoignage sur Twitter (26 août 2019), elle raconte ses mésaventures avec Holowka, pendant son voyage à Winnipeg. Durant le mois où elle était hébergée, Alec aurait maltraitée Zoë. Ce qui se décrit par des actes de violences physiques et morale, l’isolation du monde extérieur et d’agression sexuels. Ce récit est d’ailleurs apparu, après que Nathalie Lawhead dévoile que Jeremy Soule l’ai violée en 2018. À noté que le Tweet par Zoë, a été supprimé quelques jours après l’allégation.

Suite à ces accusations (n’ayant aucune preuve pour justifier l’attaque), M. Holowka se voit viré d’Infinity Fall. Vers le 31 août 2019, Alec Holowka se donne la mort. Selon le tweet de sa sœur Eileen Mary, Alec « souhaite le meilleur pour Zoë, ainsi que pour tout le monde ».

Une justice qui se règle sur la toile

Les réseaux sociaux sont devenus un outil de communication efficace. Car il n’y a pas de délai à recevoir l’information et permet de toucher plusieurs personnes en un instant. Toutefois, il n’y a pas de barrière avec les normes d’éthiques et sociaux. Tout le monde peut dire ce qu’il veut derrière un écran, mais aussi un pseudonyme. Il y a des leçons à tirer dans cette histoire . Chaque publication peut avoir des conséquences à long terme, dans la vie réel.

Un simple hashtag peut rallier plusieurs personnes à une cause. Ça reste le cas avec #MeToo (#BalanceTonPorc en France) pour dénoncer le harcèlement dans le milieu professionnel.

Mais, ce n’est pas une raison d’envoyer des histoires qui sont privés à des inconnus. Simplement parce que les médias sociaux existent. Il y a des choses qui doivent rester dans le cercle privée et familiale. Sauf si vous êtes le genre de personne à aimer détruire une vie.

La même chose peut être dit quant au jugement d’une personne. Que ce soit sur une rumeur en ligne, son genre, son orientation, sa situation professionnelle ou son handicap. Il y a toujours deux côtés de l’histoire à juger : l’accusé et la victime. Ceux qui vous soutiennent ne sont pas parfait, et ce qui accusent ne sont pas inhumains. Dans tous les cas, des séquelles psychologiques seront laissés dans l’esprit de tous.

Celle qu’on surnomme la « sorcière imbrûlée »

Ce qui m’amène à Zoë Quinn. Accuser une personne sur Internet sans donner de preuves concrètes, ni même avoir alerté la police, rend la situation étrange. Surtout que ce n’est pas la première fois qu’elle était au centre de controverses (lien en source). L’image montre une femme manipulatrice, égoïste, rancunière et orgueilleuse. Sa réputation n’est pas mieux que ceux qu’elle accuse. En utilisant les médias sociaux comme son arme, elle parvient à être reconnue par le grand public comme une « héroïne ».

Ce n’est pas pour dire que Zoë est coupable pour avoir poussée Alec au suicide. Ce qui est arrivé à M. Holowka reste tragique, après avoir tout perdu en 5 jours. Mais ce n’est pas pour dire qu’il est innocent. On est tous humain. Chacun ont ses qualités, mais aussi ses défauts. Alec Holowka n’était pas un saint, tout comme Zoë Quinn.

Alors que Zoë nie toute responsabilité pour le moment, l’histoire est loin d’être terminée.

Sources :

MAJ : Peu de temps après cet incident, le blog The Post Millennial avait tenté de debunker les propos par ZQ à travers ses tweets datant de 2012 (durant la période où elle était en compagnie de M. Holowka). Mais plus tard (9 sept. 2019), après la publication de l’article, le site subira une attaque DDOS par ceux qui tentent de cacher la vérité, et couvrir les méfaits de ZQ.

Depuis que la situation s’est calmée, Zoe Quinn continue à travailler dans le comics, ainsi que le jeu vidéo avec son studio, Heart Machine, en tant qu’écrivain. Rien n’est sur s’il y aura une suite à cette affaire.

Rival Schools : Comment distribuer des patates à la cour

Rival Schools : Comment distribuer des patates à la cour

C’est la grande rentrée, et il est temps de revenir sur la série de baston écolière par Capcom : Rival Schools. Retour sur cette série sous-appréciée.

Revenons dans l’année 1997, dans le jeu vidéo, ou la 3D devient la norme pour les développeurs. Le site JeuxVidéo.com est mis en ligne pour la première fois sur la toile, Sega met fin à la production de la Megadrive et la Game Gear et la Nintendo 64 entre en scène en Europe.
Parmi les meilleurs jeux vidéo sortie durant cette année, on a par exemple :

  • Castlevania: Symphony the Night
  • Super Mario 64
  • Crash Bandicoot 2
  • Goldeneye 007
  • Final Fantasy 7

Côté Arcade, Capcom sort une petite merveille sur la Capcom ZN-2. Le jeu en question est Rival Schools: United by Fate. Aussi appelé au Japon Shiritsu Justice Gakuen: Legion of Heroes (un titre assez « Bad Ass »). Sortie en Novembre 1997 sur Arcade, il sera porté en 1998 sur la Playstation (celui dont je suis le plus familier).
Parmi les jeux de combats sous-appréciés par Capcom, celui-ci est assez unique. Pas seulement du fait qu’on y retrouve un casting composés d’étudiants et de professeurs. Mais ça reste un bon jeu, et vous allez savoir pourquoi.

Artwork épique de Rival Schools par Shinya "Edayan" Edaki.
Artwork épique de Rival Schools par Shinya « Edayan » Edaki.

Pour l’honneur de mon école !

Le synopsis du premier Rival Schools est que plusieurs kidnappings d’étudiants et employés de lycées ont eu lieu dans la ville d’Aoharu City. Les personnages, issus de 5 lycées, ont leur motivations pour savoir ce qui se cache derrière ces enlèvements. Le roster est composé de 14 personnages, représentant les lycées de Taiyo, Gorin, Gedo, Pacific et Justice.
Si on compte les deux boss Raizo et Hyo, la version alternative d’Akira et Sakura de la série Street Fighter, il y a 18 personnages total dans la version Arcade.

Hoooooomerun !!!
Hoooooomerun !!!

Pour le gameplay, c’est un 2 contre 2 en 2.5D, utilisant seulement 4 boutons d’attaques (similaire aux jeux de bastons de la Neo-Geo). Après la fin d’un round, les joueurs peuvent changer de personnages. Toutefois, les combats restent strictement en 1 contre 1 (on y reviendra plus tard sur le système de partenaire).

Chaque personnage dispose de coups spéciaux, dans le même style que Street Fighter. Mais il garde un système de combos similaire à la série Marvel vs Capcom (Launcher, Course, Super Saut). Toutefois, le jeu propose divers mécaniques de défense :

  • Tardy Counter : vous pouvez contre-attaquer lorsque vous êtes en défense. Similaire au Alpha Counter, sauf qu’il ne coute aucune barre de spécial.
  • Ditching : un déplacement latéral qui permet d’esquiver la plupart des projectiles ou (avec un bon timing), vous permet de vous mettre derrière l’adversaire.
  • Attack Cancel : la possibilité de parer les attaques (projectiles inclus) avec une attaque normal. Alors qu’il permet de gagner une barre de spéciale, ça ne fonctionne pas pour les attaques au coups multiple. Aussi, le timing est strict à réaliser.

Ce qui m’amène avec le système de partenaire ou Team-up Attack. Chaque personnage dispose d’un Team-Up Attack. Coutant 2 barre de spéciales, ces attaques peuvent infliger des dégâts importants. Seuls les personnages Hinata, Natsu, Tiffany et Kyoko peuvent offrir un boost à votre personnage, que ce soit regagner de la vie ou augmenter la barre de spéciale.

Alors, comme ça, on sèche les cours ?
Alors, comme ça, on sèche les cours ?

Pour ce qui est de la présentation, les graphismes sont acceptables pour cette période, tournant à un bon 60 fps. Malgré que le visage de certains personnages sont….questionnables. Ce n’est pas sans compter la musique qui est excellente ! Setsuo Yamamoto a encore assuré en tant que compositeur chez Capcom. Et si vous ne l’avez pas encore écouté, faites-le de suite !

Un portage réussi sur Playstation

Rival School: United by Fate sera porté sur la Playstation en 1998. Le jeu est divisé en deux disques : Arcade et Evolution (une première pour un jeu de baston sur la PSX). Alors que la version Arcade contient les modes de bases (Arcade, Versus, Survie, Entraînement,…), le CD Evolution contient quelques modes bonus. D’abord des mini-jeux basés, ainsi qu’un mode Leçon pour apprendre les bases du jeu. Aussi, deux personnages supplémentaires sont inclus dans le roster : Daigo et Hayato. Enfin, des version alternatives pour Hinata, Natsu, Tiffany et Kyoko peuvent être débloqués durant le jeu.

Mais la grande surprise pour ceux qui ont la version japonaise, est le mode « School Live » (ou « Nekketsu Seisyun Nikki »). Un mixte entre création de personnage et simulation de drague, vous pouvez améliorer votre personnage au fil de votre année scolaire. Cerise sur le gâteau, vous pouvez l’utiliser dans n’importe quel mode, sauf Arcade. Malheureusement, ce mode ne sera pas porté hors du Japon. Certainement une faute de temps pour traduire tous les textes). Seuls 24 personnages issus de ce mode seront inclus dans le jeu, ce qui n’est pas rien (?).

Extrait du mode de création de personnage, exclut de la version US/EU.
Extrait du mode de création de personnage, exclut de la version US/EU.

Mais les exclusivités au Japon, il y en a encore. Un update du jeu Rival School, nommé Shiritsu Justice Gakuen: Nekketsu Seisyun Nikki 2, sortira le 24 juin 1999 sur la Playstation. Le jeu rajoute deux nouveaux personnages (Ran et Nagare), deux nouveaux mini-jeux (Course à pied et Dance-off) ainsi qu’une version revue du mode School Life. De plus, il est compatible avec la Pocketstation, malgré qu’on ne sait pas plus sur ses additions.

Avouez ! Vous êtes ici pour l'histoire.
Avouez ! Vous êtes ici pour l’histoire.

Tu ne touches pas à mon goûter !

En 2000, Capcom sort la suite de Rival School, nommé Project Justice: Rival School 2 (ou Moero! Justice Gakuen au Japon). D’abord sur le système arcade Sega Naomi, il sera porté l’année suivante sur la Sega Dreamcast.

Avec des le rajout de nouveaux personnages (pour un total de 29), le gameplay à changé du 2 vs 2 au 3 vs 3. Pour les attaques par équipe, vous pouvez faire un team-up attack, ou un Party-up Technique qui permet d’invoquer les 3 personnages en même temps, pour une attaque dévastatrice, au prix de toute la barre de spéciale. De plus, il est possible d’effectuer un Team-up Cancel pour annuler un Team-up Attack, durant le laps de 5 secondes.

My squad, my squad, bitch I'm down for my squad
« My squad, my squad, bitch I’m down for my squad »

Toutefois, le point faible va vers le portage sur Dreamcast qui n’offre pas de contenus additionnels. Il n’y a pas de mini-jeux, mais le mode School Life est encore disponible, mais différent des épisodes précédents. Exit le style « simulation de drague », pour un style « Jeu de société ». Ce qui est assez décevant.

Tristement, Project Justice: Rival Schools 2 sera le dernier épisode de la série. Hormis l’apparition dans des spin-off (Capcom vs SNK, Tasunoko vs Capcom et Project X Zone), rien n’est sur pour une possible résurrection de la série.

Quand pour un Rival Schools 3 ?

Dans une interview avec Dual Shockers, Hideaki Itsuno, directeur de la série aimerai faire un Rival Schools 3, si Capcom lui donnait les moyens. Une opportunité de mettre fin à la série.

Pour conclure, ceux qui aiment la baston version « lycée japonais » seront intéressés par Rival Schools. Je vous laisse d’ailleurs, avec l’intro épique sur la Playstation. Bonne rentrée à tous !

Bloodstained: Ritual of the Night alias KickStart-a-vania

Bloodstained: Ritual of the Night alias KickStart-a-vania

Le deuxième gros projet financé sur Kickstarter, Bloodstained: Ritual of the Night, viens de sortir sur PC et Consoles. Ceci sont mes impressions du Metroidvania par Koji Igarashi.

Le financement participatif est comme une épée à double tranchant. Il peut aller du succès au flop en un instant, surtout que les fans contribuent pour leur développement. Surtout quand il s’agit d’un jeu vidéo. On a des exemples de jeux à succès comme Superhot, Shovel Knight ou FTL: Faster than Light. D’autres, peuvent être des flops épiques, comme l’a été pour Might No.9 par le papa de Megaman, Keiji Inafune.

Ce qui nous amène au premier projet le plus contribué sur Kickstarter (avant l’annonce de Shenmue 3) : Bloodstained: Ritual of the Night, par l’ex-employé chez Konami, Koji « Igavania » Igarashi.

Un projet mouvementé qui a duré 4 ans

Avant d’aller dans le jeu, il faut d’abord parler du projet Kickstarter derrière Bloodstained: ROTN. La campagne a débuté le 11 mai 2015, un an après le départ d’Igarashi de Konami. Le projet était supervisé par les mêmes personnes derrière la campagne de Mighty No.9, à savoir Inticreates, 2 Player Production et Fangamer.

La campagne Kickstarter, était un succès avec une cagnotte de plus de 5 millions de $ (5 545 991 $). Il était le projet de jeu vidéo le plus contribué sur Kickstarter, avant Shenmue 3, avec la cagnotte de 6 millions de $.

Cependant, le développement du jeu n’était pas aussi plaisant. Surtout avec les nombreux Stretch Goals promis, mais aussi le flop de Mighty No.9. Au moins, le jeu avait un an supplémentaire pour apprendre des erreurs du pseudo-Megaman, mais est-ce suffisant ?

Entretemps, le jeu retro Bloodstained: Curse of the Moon, sortait sur consoles et PC. Et il était très bien reçu par les joueurs, s’inspirant grandement de Castlevania 3: Dracula’s Curse, avec ses nombreux personnages jouables.

Le 18 juin 2019, Bloodstained: ROTN sort officiellement sur PC, Playstation 4, Xbox One et Nintendo Switch. Les seuls ports qui n’ont pas été inclus sont ceux sur PS Vita, Linux, Mac et Wii U (ce dernier étant discontinu).

Ce n’est plus l’ordre d’Ecclesia

Durant la révolution industrielle du 18e siècle, une horde de démons ravage les villes anglophones. Craignant leur disparition, la Guilde des Alchimistes parvient à créer des Cristalliseurs : des êtres humains capable d’exploiter la puissance des démons, à travers des cristaux. Sauf que les alchimistes, en sacrifiant ces Cristalliseurs, ont laissé passé les démons vers le monde réel, faisant de nombreuses victimes. L’invasion à, heureusement, été repoussé. Toutefois, deux Cristalliseurs ont survécu au rituel de sacrifice : Gebel et Miriam. Sauf que Miriam, se retrouve dans un coma profond.

Dix ans plus tard, Miriam se réveille de son coma, alors que les démons réapparaissent. Cette fois-ci, sous le contrôle de Gebel. Et le cauchemar recommence.

En voyant le synopsis, on y retrouve des points similaires à Castlevania: Order of Ecclesia. A la différence que Miriam montre plus d’émotions, comparé à Shanoa. Et il y a un lien de « fraternité » entre elle et Gebel, similaire à Shanoa et Albus.

Jusqu’ici, ce sont les premiers détails sur l’histoire du jeu. Pour ce qui est du gameplay : si vous êtes familier avec le style Metroidvania, vous n’avez aucun problème à y jouer. Le jeu repose sur l’exploration ainsi que le dégommage de démons. Vous gagnez en niveau pour devenir plus fort, vous collectez une masse d’armes et accessoires, et vous avez à battre divers boss pour avancer dans le château.

Les objets peuvent être récupérés par les monstres, dans les coffres, à acheter au magasin ou via l’alchimie. Dans le village d’Arrantville, Johannes vous offre la possibilité de convertir les matériaux récupérés dans votre expédition en armes ou équipement. Vous pouvez aussi faire des plats pour booster vos stats et récupérer de la vie ou convertir les armes en trop en matériaux.

Et plus tard dans le jeu, vous pouvez customiser Miriam avec une nouvelle coupe de cheveux, et changer la couleur du personnage.

Miriam dans toute sa splendeur.

Attrapez-les tous, ces fragments !

Ce qui m’amène aux fragments. Au même titre que Aria/Dawn of Sorrow, chaque monstre (ou du moins, pas tous), peut vous offrir un fragment. Ces fragments fonctionne comme la magie dans le jeu. Chaque fragment ont un code couleur, ayant sa fonctionnalité :

  • Rouge pour lancer des sorts uniques
  • Violet pour les sorts directionnels (stick analogue droit + R2/RT)
  • Bleu pour les manipulation de l’environnement & transformations
  • Vert pour invoquer les familiers
  • Jaune pour booster vos capacités
  • Blanc pour débloquer des techniques permanent (double saut, raccourci, …)

L’apparition des fragments reste aléatoire, se basant sur votre chance. Et il est possible de collecter plusieurs fois la même capacité, sauf pour les fragments blancs. Mais il est aussi possible d’augmenter leur puissance via l’alchimie. Avec les matériaux adéquates, vous pouvez augmenter leur rang pour booster leur puissance.

Prépare-toi à te prendre une savate ! WATAAAH!!!

Pour le reste, les villageois vous propose divers quêtes à accomplir, pour gagner du matériel ou des objets, sans passer par l’exploration. Et c’est toujours un plaisir d’apprendre plus sur la plupart des villageois.

Un jeu indépendant de qualité, mais pas parfait

Pour la présentation graphique, le jeu n’est pas si moche. L’atmosphère gothique est présent, les modèles sont bien détaillé, et le jeu est mieux rendu que dans la version beta. Sans compter que les illustrations sont réalisés par Ayami Kojima (celle derrière les couvertures de jeux Castlevania) et le légendaire illustrateur de Final Fantasy : Yoshitaka Amano
Malgré que c’est assez bizarre de voir les membres dépasser le mur, juste pour voir s’il y a une zone secret. Mais là-encore, le jeu est 2.5D.

Côté musique, ça reste du lourd ! Michiru Yamane, qui avait composé pour plusieurs titres de Castlevania, est de retour pour Bloodstained. Elle est accompagnée par Ippo Yamada (Inti Creates), qui lui aussi offre des musiques atmosphériques au jeu.

Pour les voix, vous serez satisfait selon le choix entre l’anglais ou le japonais. Côté anglais nous avons :

  • Miriam – Erica Lindbeck (Cassie Cage de MK11, Futaba Sakura, Blaze the Cat,…)
  • Gebel – Ray Chase (Noctis de FFXV, Mitsurugi de Soul Calibur 6,…)
  • Johanness – Benjamin Diskin (Megaman de Megaman 11,…)
  • Zangetsu – David Hayter (Solid Snake de Metal Gear Solid)
  • Orlok Dracule – Robert Belgrade (Alucard de Castlevania: SOTN)

Et pour les puristes japonais (même ordre) :

  • Ami Koshimizu (Kallen de Code: Geass, Ryuko de Kill la Kill,…)
  • Shusaku Shirakawa (Kiji de Blood Lad)
  • Kazuyuki Okitsu (Jonathan Joestar de Jojo’s Bizarre Adventure,..)
  • Hiroki Yasumoto (Agni de Black Butler, Sado de Bleach, Guile de Street Fighter IV et V,…)
  • Ryotaro Okiayu (Zero de Megaman X, Byakuya Kuchiki de Bleach,…)

Cependant, le jeu a quand même quelques soucis en termes de bugs graphiques, ainsi qu’au niveau du texte (espaces trop grandes). Sans compter un bug sur les coffres après l’installation de la MAJ 1.02.

Mais le plus gros soucis vient sur le portage sur la Switch. Non seulement que le jeu est restreint à la résolution 720p/60fps, le jeu souffre de lag graphique et d’inputs, même en mode « Dock ».

Vidéo test de Bloodstained (Switch) par Spawn Wave

Au final, Bloodstained est-il un pari réussi ?

Igarashi a réussi à redonner gout à l’univers Metroidvania. Au final, Bloodstained: Ritual of the Night rend justice à donner un successeur à la série Castlevania. Bien que ça soit un copié-collé des jeux Dawn of Sorrow et Order of Ecclesia, il arrive à s’éloigner de ses prédécesseurs en s’offrant une identité différente. Bien-sûr, le jeu garde certains points faibles, notamment pour ceux qui ont eu le jeu sur Switch. Mais, on espère que ces problèmes seront fixés dans le futur.

Une autre bonne nouvelle est que les futurs DLC, seront disponibles dans le future. Ce qui inclut de nouveaux personnages, un mode multijoueur ainsi que des modes inédits (Classique, Boss Rush, Rogue Like,…).

Si vous aimez les actions RPG, ou si vous êtes un fan de la série Castlevania (voir des Metroidvania en général), Bloodstained: Ritual of the Night va vous satisfaire.

Sono chi no sadame.....MIIIIIIIIIRIAM!!!!
« Sono chi no sadame…..MIIIIIIIIIRIAM!!!! »

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